Un clip se prépare à l'envers d'un film. Le budget est connu avant l'idée, parce que le label l'a fixé ; la date de tournage se déduit d'une sortie de single qui ne bougera pas ; et le document de départ n'est pas un scénario de cent pages mais un traitement de trois, parfois un moodboard et un appel téléphonique. Tout le reste — le plan de travail, les convocations, le devis — se fabrique quand même, en deux semaines, souvent par la personne qui réalise. Soldum lit le traitement, en extrait le dépouillement, puis en déduit le plan de travail, les feuilles de service et le devis.
Cette page décrit ce que l'automatisation change sur un format court, dense et tenu par une date. Sur un long métrage, la préparation est un métier confié à quelqu'un dont c'est le poste ; sur un clip, elle tient dans les dix jours qui séparent la validation du traitement du premier tour de manivelle.
- Dépouillement automatique du traitement ou du scénarimage : séquences, décors, looks, figuration, matériel et besoins techniques.
- Plan de travail d'une journée à trois décors, ordonné par changement de look et par déplacement, recalculé à chaque modification.
- Feuilles de service générées depuis le plan de travail, avec convocations par personne — artiste, danseurs, HMC, équipe technique.
- Devis construit depuis le dépouillement, confronté à l'enveloppe imposée par le label avant que le tournage ne soit calé.
- Abonnement facturé par compte et non par utilisateur : toute l'équipe réunie pour une journée est invitée sans coût par personne.

Ce que le clip change dans la préparation
Les logiciels de pré-production sont dimensionnés pour la fiction : un scénario long, plusieurs semaines de tournage, un service de production qui tient les documents à jour. Le clip inverse presque chacun de ces paramètres sans rien retirer aux documents à produire. Il faut toujours un dépouillement, un plan de travail, des convocations et un devis — seulement il faut les produire en deux semaines, à partir d'un texte qui tient en trois pages, pour une journée où six décors s'enchaînent. Le tableau ci-dessous récapitule les écarts qui comptent au moment de choisir un outil.
| Sur ce point | Court ou long métrage | Clip musical |
|---|---|---|
| Document de départ | Scénario de 20 à 120 pages | Traitement de deux à cinq pages, parfois un moodboard |
| Durée du tournage | Trois jours à huit semaines | Une journée, deux au maximum |
| Nombre de décors | Groupés pour éviter les déménagements | Trois à six dans la même journée |
| Ce qui dicte l'ordre des plans | Les décors et la disponibilité des comédiens | Les changements de look et les heures où l'artiste est là |
| Sens de construction du budget | Chiffré poste par poste, puis financé | Enveloppe fixée par le label avant l'écriture du traitement |
| Fenêtre de préparation | Plusieurs semaines à plusieurs mois | Dix à quinze jours, calés sur la date de sortie |
| Équipe | Un service de production constitué | Dix à vingt personnes réunies pour une seule journée |
| Délai de livraison | Montage et post-production sur plusieurs mois | Master attendu dans les jours qui suivent |
Partir d'un traitement, pas d'un scénario
C'est la question qu'on nous pose en premier sur ce format : un clip n'a pas de scénario, alors que dépouille-t-on ? Le traitement, le scénarimage, la liste de plans — tout document qui décrit ce qui sera tourné. Soldum l'importe en PDF et en extrait ce qui a un coût ou une contrainte : séquences et plans, décors, intérieur ou extérieur, jour ou nuit, présence de l'artiste, figuration et danseurs, costumes et looks, accessoires, véhicules, machinerie, besoins techniques particuliers. Un traitement dit souvent moins qu'un scénario, et le dépouillement le montre : les trous apparaissent noir sur blanc au lieu de se découvrir la veille du tournage. Rien de ce que propose l'IA ne s'applique sans votre validation — vous relisez plan par plan, corrigez ce qui est mal lu et ajoutez ce que le texte ne dit pas encore.
Les looks, le playback et la chorégraphie
Sur une fiction, l'ordre de tournage suit les décors. Sur un clip, il suit les looks : chaque changement de costume, de coiffure et de maquillage immobilise l'artiste pendant trente à quatre-vingt-dix minutes, et c'est ce temps-là, pas les déplacements, qui dévore la journée. S'y ajoutent les contraintes propres au format : les plans de playback se tournent sur la bande, donc par passage complet du morceau et non par fragments ; la chorégraphie demande des répétitions au décor avant la première prise ; les danseurs et la figuration ont des heures de convocation qui ne sont pas celles de l'équipe technique. Soldum traite ces éléments comme des contraintes du dépouillement : un look, un groupe de figurants ou un passage chorégraphié se rattachent aux plans concernés, et le plan de travail les regroupe au lieu de vous laisser compter les allers-retours de tête.
L'enveloppe du label, et ce qu'il reste pour tourner
Un clip se chiffre à l'envers : le montant arrive d'abord, annoncé par le label ou la maison de disques, et la question n'est pas combien coûte le film mais ce qui tient dedans. Soldum construit le devis depuis le dépouillement et le plan de travail — postes et sous-postes, quantités, salaires séparés des prestations, charges patronales calculées plutôt qu'estimées — ce qui permet de poser le coût réel en face de l'enveloppe avant d'engager quoi que ce soit. Les rémunérations s'appuient sur les grilles de la convention collective de la production audiovisuelle, qui s'applique au clip comme au reste : une équipe réunie pour une journée est employée, le plus souvent en CDDU, et ce coût-là n'est pas négociable. Quand il manque quinze pour cent, c'est l'arbitrage qui compte, et il se fait mieux sur un devis construit que sur une intuition : un décor en moins, un jour de machinerie en moins, deux danseurs en moins.
Une journée, cinq décors : le plan de travail
Sur un tournage d'un jour, le plan de travail n'a pas à être optimal, il a à être tenable. Soldum le construit depuis le dépouillement : regroupement des plans par décor et par look, temps de transfert entre les lieux, répétitions de chorégraphie placées avant les prises, créneau où l'artiste est effectivement disponible — c'est presque toujours le vrai facteur limitant, devant la lumière du jour. Quand un décor se désiste à cinq jours du tournage, ou que l'artiste décale son arrivée de trois heures, vous ne redessinez pas la journée : vous changez l'élément concerné et le reste se recalcule, avec les feuilles de service et les postes du devis qui en dépendent. C'est le scénario le plus fréquent sur un clip, et celui qui coûte le plus cher à traiter à la main.

Des feuilles de service quand l'équipe se constitue en dix jours
L'équipe d'un clip n'existe pas avant le clip : elle se compose en une dizaine de jours, chacun arrive avec son horaire et beaucoup ne se sont jamais croisés. C'est exactement la situation où une feuille de service approximative coûte une heure de plateau. Soldum la génère depuis le plan de travail : ordre des plans, heures de convocation par personne — l'artiste n'arrive pas quand la machinerie arrive —, décors et adresses, contacts utiles, météo prévue, et les informations de parking et de cantine qui occupent la moitié des messages reçus la veille. Elle se diffuse par lien plutôt que par pièce jointe, ce qui règle la question la plus coûteuse d'une journée unique : savoir qui a la bonne version. Quand l'horaire bouge, la feuille est régénérée et le lien ne change pas.
Ce que Soldum ne fait pas sur un clip
Autant l'annoncer avant que vous n'ouvriez un compte. Soldum n'écrit pas votre traitement et ne propose pas d'éditeur : l'écrit s'importe. Nous ne gérons ni le montage, ni l'étalonnage, ni les effets visuels, qui pèsent pourtant lourd dans le calendrier d'un clip. Nous ne traitons aucune question de droits : l'autorisation du phonogramme, les droits d'auteur du morceau, le droit à l'image des figurants et les autorisations de tournage relèvent de vous et de votre conseil. Nous ne négocions pas avec les prestataires — les montants que vous obtenez restent les vôtres à renseigner — et nous ne produisons pas de moodboard ni de recherche visuelle. Enfin, sur un clip performance tourné en un après-midi à trois personnes sur fond uni, la préparation formalisée n'a presque rien à automatiser : l'apport se limite au devis si vous en déposez un.
Par où commencer, et ce que ça coûte
Le test le moins risqué est de partir d'un projet réel plutôt que d'un exemple : importez le traitement de votre prochain clip et comparez le dépouillement obtenu avec ce que vous auriez listé à la main. L'essai gratuit de 7 jours suffit à trancher avant le premier prélèvement. Côté formules, l'abonnement est facturé par compte et non par utilisateur : 49 € HT/mois en Solo pour un projet à la fois, 179 € HT/mois en Studio pour des projets illimités avec toute l'équipe invitée sans surcoût par membre, et 25 % de remise à l'engagement annuel. Sur un format où l'on enchaîne plusieurs clips dans le mois avec des équipes différentes à chaque fois, c'est cette facturation au compte qui change le calcul.
| Votre situation | Ce qui compte d'abord | Par où commencer |
|---|---|---|
| Premier clip autoproduit avec l'artiste | Savoir ce qu'une journée peut réellement contenir | Dépouillement du traitement, puis plan de travail |
| Société de production qui répond à un label | Confronter vite le coût réel à une enveloppe imposée | Devis depuis le dépouillement, ajusté au forfait |
| Réalisateur qui enchaîne les clips | Réutiliser la même méthode d'un projet au suivant | Projets illimités sur un seul compte |
| Tournage dans dix jours | Des convocations justes envoyées le soir même | Plan de travail, puis feuilles de service générées |
| Clip avec chorégraphie et figuration | Tenir les horaires HMC et les groupes de figurants | Looks et figuration rattachés aux plans du dépouillement |
Quel est votre besoin en pré-production ?
Questions fréquentes
Soldum fonctionne-t-il sans scénario, à partir d'un simple traitement ?
+
Oui, et c'est le cas normal sur un clip. Le dépouillement s'applique à tout document décrivant ce qui sera tourné : traitement, scénarimage, liste de plans. Il en extrait décors, looks, figuration, accessoires et besoins techniques, puis sert de base au plan de travail, aux feuilles de service et au devis. Un traitement court laisse des trous : le dépouillement les rend visibles avant le tournage plutôt que pendant.
Le plan de travail gère-t-il plusieurs décors dans la même journée ?
+
C'est précisément le cas qu'il traite. Les plans sont regroupés par décor et par look, les temps de transfert entre les lieux sont pris en compte, et le créneau de disponibilité de l'artiste contraint l'ordre. Si un décor tombe ou qu'un horaire bouge, la journée se recalcule au lieu d'être redessinée, et les feuilles de service concernées sont régénérées.
Peut-on gérer les changements de look et les horaires HMC ?
+
Oui. Un look se rattache aux plans qui le concernent dans le dépouillement, et le plan de travail regroupe ces plans pour limiter le nombre de changements. Les heures de convocation sont individuelles : l'artiste, les danseurs, la coiffure-maquillage-costume et l'équipe technique n'arrivent pas au même moment, et la feuille de service le dit à chacun.
Le devis est-il adapté à une enveloppe imposée par un label ?
+
Le devis se construit depuis le dépouillement et le plan de travail, avec les salaires appuyés sur les grilles de la convention collective de la production audiovisuelle et les charges patronales calculées. Vous obtenez donc un coût réel à poser en face du montant annoncé, et les arbitrages se font sur des postes identifiés. Vérifiez les barèmes applicables à votre situation : ils évoluent.
Faut-il payer pour chaque personne de l'équipe ?
+
Non, l'abonnement est facturé par compte : 49 € HT/mois en Solo pour un projet à la fois, 179 € HT/mois en Studio pour des projets illimités avec toute l'équipe invitée, et 25 % de remise à l'engagement annuel. Sur un clip, où quinze personnes sont réunies pour une seule journée, c'est ce qui permet de leur donner accès aux documents sans multiplier le coût par quinze.
Combien de temps faut-il pour préparer un clip avec Soldum ?
+
L'import et le dépouillement automatique prennent quelques minutes ; la relecture du dépouillement, qui reste indispensable, occupe généralement une heure sur un traitement court. Le plan de travail, les feuilles de service et le devis se génèrent ensuite depuis cette base. Le gain réel se mesure surtout aux versions suivantes, qui se recalculent au lieu d'être refaites.
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Page informative. Les grilles de la convention collective, les taux de charges et les obligations liées aux droits musicaux et au droit à l'image évoluent : vérifiez les barèmes et les autorisations applicables auprès des organismes concernés et de votre conseil avant de vous engager.
