Le logiciel de pré-production pour le court métrage

Un court métrage se prépare avec les documents d'un long et les moyens de presque personne. Le scénario fait vingt pages au lieu de cent, le tournage tient en quatre jours, l'équipe en huit personnes — mais le dossier d'aide réclame le même devis normalisé, le plan de travail doit tenir au décor près, et les feuilles de service partent la veille au soir parce qu'il n'y a pas de régisseur pour les écrire. Soldum lit le scénario, en extrait le dépouillement, puis en déduit le plan de travail, les feuilles de service et le devis.

Cette page décrit ce que l'automatisation change concrètement sur un court métrage, et pourquoi c'est le format où elle change le plus. Sur un long, la préparation est un métier confié à quelqu'un dont c'est le poste ; sur un court, c'est une soirée de plus pour le réalisateur ou le producteur, après leur journée de travail.

  • Dépouillement automatique du scénario : séquences, décors, personnages, costumes, accessoires et besoins techniques.
  • Plan de travail d'un tournage de trois à cinq jours, regroupé par décor et recalculé à chaque changement.
  • Feuilles de service générées depuis le plan de travail, une par journée, diffusées par lien.
  • Devis aux catégories normalisées CNC, avec salaires conventionnels et charges calculés, exportable pour un dossier d'aide.
  • Abonnement facturé par compte et non par utilisateur : toute l'équipe est invitée sans coût par personne.
Scénarios annotés étalés sur un bureau, relus au crayon
Sur un court métrage, tout part de ces vingt pages — et tout ce qui suit devrait en découler automatiquement.

Ce que le court métrage change dans la préparation

Les logiciels de pré-production sont dimensionnés pour un long métrage : une équipe de production constituée, plusieurs mois de préparation, quelqu'un dont le métier est de tenir les documents à jour. Le court métrage garde toutes les obligations et perd tous les moyens — c'est cet écart qui fait dérailler la préparation, pas le nombre de pages. Une journée perdue représente un quart du tournage au lieu d'un quarantième, et le devis déposé au guichet doit respecter le même format que celui d'un film à trois millions d'euros. Le tableau ci-dessous récapitule les écarts qui comptent au moment de choisir un outil.

Ce que la préparation d'un court métrage a de spécifique
Sur ce pointLong métrageCourt métrage
Longueur du scénario90 à 120 pages5 à 30 pages
Durée du tournageCinq à huit semainesTrois à cinq jours
Équipe de productionDirecteur de production, régisseur, assistantsLe réalisateur et un producteur, parfois la même personne
Fenêtre de préparationPlusieurs mois à plein tempsDes soirées entre deux autres emplois
Coût d'une journée perdueUn quarantième du tournageUn quart du tournage
Format attendu par les guichetsDevis normalisé completLe même, pour un budget dix fois moindre
Statut de l'équipeContrats en CDDU pour tous les postesMélange de postes rémunérés, de participations et de prêts de matériel

Le dépouillement, d'où sort tout le reste

Le point d'entrée est le scénario, au format PDF ou Final Draft. L'IA le découpe en séquences et en extrait ce qui a un coût ou une contrainte : décors, jour ou nuit, intérieur ou extérieur, personnages présents, costumes, accessoires, véhicules, animaux, effets, besoins techniques particuliers. Sur vingt pages, la première passe prend quelques minutes là où une saisie à la main occupe une soirée entière — mais l'intérêt n'est pas seulement le temps gagné. Le dépouillement est la base de données dont dérivent le plan de travail, les feuilles de service et le devis : tant qu'il vit dans un tableur, ces trois documents se recopient à la main et divergent à la première modification. Rien de ce que propose l'IA ne s'applique sans votre validation : vous relisez séquence par séquence, corrigez ce qui est mal lu et ajoutez ce que le texte ne dit pas.

Le devis d'un court métrage, aux catégories attendues

Un budget de court métrage est petit, mais il se présente dans le même format qu'un autre : postes et sous-postes normalisés, quantités, salaires séparés des prestations, charges patronales calculées et non estimées à la louche. Soldum génère ce devis depuis le dépouillement et le plan de travail, en s'appuyant sur les grilles de la convention collective de la production audiovisuelle et cinématographique pour les postes rémunérés. C'est précisément la partie qui décourage sur un court : personne n'a envie de retrouver le taux de charges applicable à un chef opérateur engagé quatre jours en CDDU, et c'est pourtant ce que l'examen du dossier vérifiera. Les exports Excel et PDF sont joignables au dossier tels quels, et se régénèrent quand le projet bouge.

Le plan de financement, en face du devis

Un court métrage se finance par empilement : aide régionale, contribution du CNC, apport d'une société de production, préachat éventuel, participation d'une école ou d'une association, financement participatif. Aucun de ces guichets ne couvre le film seul, et chacun demande à voir les autres. Soldum rapproche du projet les dispositifs susceptibles de le concerner et les suit dans un plan de financement placé face au devis, ce qui montre en permanence ce qu'il reste à couvrir sans tenir un second tableur à côté. Les dispositifs, leurs plafonds et leurs calendriers de commission évoluent : l'outil vous aide à ne pas en oublier et à suivre l'état de chaque demande, il ne remplace pas la vérification des critères auprès de l'organisme concerné.

Un plan de travail de trois à cinq jours, qui tient

Sur quatre jours de tournage, il n'y a pas de marge : le plan de travail n'a pas à être optimal, il a à être tenable. Soldum le construit depuis le dépouillement, regroupe ce qui se tourne au même décor pour éviter les déménagements en milieu de journée, tient compte de la disponibilité des comédiens — souvent le vrai facteur limitant sur un court, où tout le monde a un autre travail — et de l'amplitude horaire réaliste d'une équipe réduite. Quand un décor se désiste à dix jours du tournage, vous ne redessinez pas le planning : vous changez le décor et le calendrier se recalcule, avec les journées d'équipe, les locations de matériel et les postes du devis qui en dépendent. C'est le scénario le plus fréquent sur un court, et celui qui coûte le plus cher à traiter à la main.

Deux techniciens installent une caméra sur pied en extérieur naturel
Une équipe de deux au bord d'une rivière : sur un court, la préparation doit tenir compte de ce que peut porter l'équipe réellement présente.

Les feuilles de service quand personne n'est régisseur

Sur un long, la feuille de service est produite par la régie ; sur un court, elle est écrite à minuit par la personne qui réalise le film, à partir d'un modèle Word trouvé en ligne, et elle contredit le planning dès la première modification. Soldum la génère depuis le plan de travail : une feuille par journée, avec l'ordre des séquences, les heures de convocation par personne, les décors et leurs adresses, les contacts utiles et la météo prévue. Elle se diffuse par lien plutôt que par pièce jointe, ce qui évite la question la plus coûteuse d'un tournage court — savoir qui a la bonne version. Quand une journée change, les feuilles concernées sont régénérées et le lien reste le même.

Ce que Soldum ne fait pas sur un court métrage

Autant l'annoncer avant que vous n'ouvriez un compte. Soldum n'écrit pas votre scénario et ne propose pas d'éditeur de texte : l'écrit s'importe. Nous ne gérons ni le dérushage, ni le montage, ni la post-production sonore, qui occupent pourtant une grande part du calendrier d'un court. Nous ne déposons aucun dossier à votre place et ne garantissons aucune aide : l'outil prépare les pièces, la commission décide. Nous ne remplaçons pas non plus le travail de repérage ni la négociation avec les prestataires — les montants que vous obtenez restent les vôtres à renseigner. Enfin, sur un film de trois minutes tourné en un après-midi à deux personnes, la préparation formalisée n'a pas grand-chose à automatiser : l'apport se limite au devis si vous en déposez un.

Par où commencer, et ce que ça coûte

Le test le moins risqué est de partir d'un scénario réel plutôt que d'un exemple : importez celui de votre court et comparez le dépouillement obtenu avec ce que vous auriez saisi à la main. Le premier projet est gratuit, ce qui suffit à trancher avant tout engagement. Côté formules, l'abonnement est facturé par compte et non par utilisateur : 149 € HT/mois en Solo pour un film à la fois, 479 € HT/mois en Studio pour des projets illimités avec toute l'équipe invitée sans surcoût par membre, et 25 % de remise à l'engagement annuel. Sur un court, cette facturation au compte change le calcul : inviter huit personnes dont plusieurs interviennent bénévolement ne se paie pas huit fois.

Par quoi commencer selon votre situation
Votre situationCe qui compte d'abordPar où commencer
Premier court métrage autoproduitObtenir un devis crédible sans y passer un moisDépouillement du scénario, puis devis généré
Dossier d'aide régionale à déposerUn devis au format attendu, avec charges calculéesDevis aux catégories CNC, puis plan de financement
Tournage dans six semainesUn plan de travail tenable et des feuilles de servicePlan de travail depuis le dépouillement
École de cinéma, plusieurs films par promotionLe même cadre pour tous les projetsProjets illimités et équipe invitée sur un seul compte
Société qui produit des courts entre deux longsRéutiliser la méthode d'un projet au suivantChaîne complète, du scénario au suivi du budget

Quel est votre besoin en pré-production ?

Quel type de projet préparez-vous ?
Qu'est-ce qui vous prend le plus de temps aujourd'hui ?
Comment travaillez-vous actuellement ?

Questions fréquentes

Soldum est-il adapté à un scénario de vingt pages ?

+

Oui. Le dépouillement fonctionne sur un scénario court comme sur un long : il découpe le texte en séquences et en extrait décors, personnages, costumes, accessoires et besoins techniques. Sur vingt pages, la première passe prend quelques minutes, et sert ensuite de base au plan de travail, aux feuilles de service et au devis.

Le devis convient-il à un dossier d'aide au court métrage ?

+

Le devis est structuré aux catégories normalisées du CNC, avec les salaires appuyés sur les grilles de la convention collective et les charges patronales calculées. Il s'exporte en Excel et en PDF pour être joint tel quel à un dossier régional ou national. Vérifiez toujours les pièces exigées par le guichet visé, qui peuvent varier.

Que se passe-t-il si un décor ou un comédien se désiste à dix jours du tournage ?

+

Vous modifiez l'élément concerné dans le dépouillement, et le plan de travail se recalcule : les journées se réorganisent par décor, les feuilles de service concernées sont régénérées, et les postes du devis qui en dépendent suivent. C'est le cas le plus fréquent sur un court, et celui qui coûte le plus cher à traiter à la main.

Faut-il payer pour chaque personne de l'équipe ?

+

Non, l'abonnement est facturé par compte : 149 € HT/mois en Solo pour un film à la fois, 479 € HT/mois en Studio pour des projets illimités avec toute l'équipe invitée, et 25 % de remise à l'engagement annuel. Sur un court, où une partie de l'équipe intervient bénévolement, c'est ce qui permet de donner accès aux documents sans multiplier le coût.

Peut-on préparer un court métrage sans producteur ?

+

C'est le cas le plus courant, et c'est celui pour lequel l'automatisation compte le plus. L'outil produit les documents qu'une équipe de production tiendrait — dépouillement, plan de travail, feuilles de service, devis — et les garde cohérents entre eux. Il ne prend en revanche aucune décision à votre place : chaque proposition de l'IA se valide avant de s'appliquer.

Combien de temps faut-il pour préparer un court métrage avec Soldum ?

+

L'import et le dépouillement automatique prennent quelques minutes ; la relecture du dépouillement, qui reste indispensable, occupe généralement une à deux heures sur un scénario court. Le plan de travail et le devis se génèrent ensuite depuis cette base. Le gain réel se mesure surtout aux versions suivantes, qui se recalculent au lieu d'être refaites.

À lire aussi

Page informative. Les dispositifs d'aide au court métrage, les grilles de la convention collective et les modèles de devis évoqués évoluent : vérifiez les barèmes, les plafonds et les pièces exigées auprès des organismes concernés avant de déposer un dossier.