Film institutionnel, publicité, clip, contenu de marque, capsule web : une société de production audiovisuelle chiffre plusieurs projets par mois, souvent en quelques jours, et le plus souvent avant d'avoir la moindre certitude sur le planning. Soldum lit le script ou le traitement, en extrait les besoins de tournage et en déduit un devis détaillé, poste par poste, que vous corrigez au lieu de le saisir.
Cette page décrit le chiffrage tel qu'il se pratique en production audiovisuelle : formats courts, prestations vendues au projet et budgets qui doivent tenir. Le devis prévisionnel d'un long métrage, avec son dossier CNC et son plan de financement, est traité sur une page dédiée.
- Devis généré depuis le dépouillement du script ou du traitement, ligne par ligne.
- Salaires appuyés sur les grilles de la convention collective, charges patronales calculées.
- Demandes de devis aux prestataires préparées et réponses comparées avant l'arbitrage.
- Estimé face au réalisé sur chaque poste, avec alerte avant dépassement.
- Versions successives historisées, une seule approuvée, exports Excel et PDF.
Trois documents qu'on appelle tous « devis »
En production audiovisuelle, le mot recouvre trois objets différents, et la confusion coûte cher parce qu'ils ne se calculent pas au même moment ni pour le même lecteur. La proposition commerciale envoyée au client annonce un prix de vente, souvent forfaitaire, parfois assorti d'options. Le devis de production, lui, chiffre ce que la fabrication va réellement coûter : c'est le document interne dont tout le reste dérive. Le coût définitif, enfin, se constate après livraison et dit si l'affaire a tenu. Soldum travaille sur le deuxième : il vous donne le coût de fabrication détaillé, sur lequel vous asseyez ensuite votre prix de vente.
| Document | Qui le lit | Ce qu'il chiffre | Produit par Soldum |
|---|---|---|---|
| Proposition commerciale | L'annonceur, l'agence, le client final | Un prix de vente, souvent au forfait | |
| Devis de production | La production, la régie, le directeur de production | Le coût de fabrication, poste par poste | |
| Coût définitif | La direction, la comptabilité, le client sur justificatifs | Ce que le projet a réellement coûté |
Pourquoi le chiffrage dérape en audiovisuel
Ce n'est presque jamais une erreur de calcul, c'est un problème de rythme. Le brief arrive un lundi, la réponse est attendue le jeudi, et le script n'est pas figé : on chiffre donc une hypothèse. Chaque aller-retour avec le client déplace une journée de tournage, ajoute un comédien, supprime un décor — et dans un tableur, ces changements se reportent à la main, ligne par ligne, en oubliant systématiquement les montants qui dépendent des autres. À cela s'ajoute le nombre : une société qui répond à quinze consultations par trimestre recommence quinze fois un travail dont l'essentiel est identique. C'est ce double effet, la vitesse et la répétition, que l'automatisation du dépouillement attaque en premier.
Du script au devis : ce qui se calcule tout seul
Le dépouillement sait déjà combien de séquences se tournent, dans quels lieux, avec quels comédiens et figurants, quels costumes, quels véhicules et quels besoins techniques. Ce sont exactement les quantités dont un devis a besoin. Soldum les convertit en lignes budgétaires : un nombre de journées devient un volume de location de matériel et de salaires techniques, une liste de lieux devient des postes de location, d'autorisations et de transport, un plan de travail devient des repas et des nuitées. Chaque ligne porte son unité — journée, semaine, forfait —, son prix unitaire et sa quantité : elle reste lisible, discutable et modifiable une par une, ce qui compte le jour où le client demande d'où sort un montant.
Les postes d'un devis audiovisuel
La structure d'un devis audiovisuel ressemble à celle d'un devis cinéma, mais le poids des postes n'est pas le même : la préparation est courte, la post-production pèse lourd sur les formats de commande, et les droits — musique, images, cession de droits des comédiens et des mannequins pour une exploitation publicitaire — deviennent un poste à part entière, souvent sous-estimé. Le tableau ci-dessous récapitule ce que chaque catégorie recouvre et indique celles que le dépouillement alimente directement.
| Poste | Ce qu'il recouvre | Dérivé du dépouillement |
|---|---|---|
| Préparation & développement | Repérages, réalisation, production, casting | |
| Interprétation | Comédiens, voix, figuration, silhouettes | |
| Équipe technique | Image, son, lumière, machinerie, régie, HMC | |
| Décors & lieux | Locations, autorisations de tournage, aménagement | |
| Costumes & accessoires | Costumes, maquillage, accessoires, véhicules jeu | |
| Moyens techniques | Caméra, optiques, lumière, son, machinerie | |
| Régie & transport | Véhicules, catering, repas, nuitées, défraiements | |
| Post-production | Montage, étalonnage, motion design, mixage, master | |
| Droits & musique | Musique, images d'archive, cession de droits d'exploitation | |
| Assurances & imprévus | Assurance production, provision de sécurité |
Salaires conventionnels, charges et CDDU
C'est le poste qui fait le plus souvent l'écart entre un devis et la réalité, parce que ces montants ne se saisissent pas : ils se déduisent des autres. Les charges patronales se calculent sur la masse salariale, donc elles bougent dès qu'un poste d'équipe change ou qu'une journée s'ajoute. Les rémunérations, elles, s'appuient sur les grilles de la convention collective de la production audiovisuelle, et les collaborateurs sont engagés en CDDU, le contrat d'usage des intermittents. Soldum rattache les cachets et les salaires aux lignes du devis, compare les montants appliqués aux minima conventionnels et recalcule les charges à chaque modification, au lieu de les figer à leur valeur de la version précédente.
Comparer les devis des prestataires avant de figer le vôtre
Une part importante d'un budget audiovisuel est achetée à l'extérieur : loueur de matériel, studio, post-production, catering, transport. Tant que ces montants restent des estimations, votre devis reste une estimation. Soldum prépare les demandes de devis à partir des besoins issus du dépouillement — donc avec les bonnes dates, les bonnes quantités et le bon descriptif —, rassemble les réponses au même endroit et permet de les comparer poste par poste. Le choix retenu remonte sur la ligne budgétaire correspondante, et la trace de l'arbitrage reste attachée au projet plutôt qu'enfouie dans une boîte mail.
Estimé, engagé, réalisé : là où se joue la rentabilité
Sur un projet vendu au forfait, l'écart entre le devis et le coût réel est le résultat de l'affaire. Chaque poste porte donc son montant estimé, puis son montant engagé à mesure que la production avance : un devis prestataire validé, une réservation confirmée, un contrat signé remontent sur la ligne concernée. Vous lisez en permanence l'écart entre ce que vous aviez prévu et ce que vous avez engagé, poste par poste, et les dépassements sont signalés dès qu'ils apparaissent — pas au dépouillement des factures, quand plus aucun arbitrage n'est possible.
Plusieurs versions, un seul devis de référence
Un devis audiovisuel vit en plusieurs états : la version envoyée en consultation, celle qui revient réduite après négociation, celle qui intègre un jour de tournage supplémentaire demandé en cours de route. Soldum les conserve toutes, datées et nommées, mais une seule est approuvée à un instant donné : c'est elle qui sert de référence au suivi des coûts. Les précédentes restent consultables sans jamais entrer en concurrence avec elle, ce qui évite la situation classique où deux fichiers circulent et où personne ne sait lequel le client a validé.
Ce que Soldum ne fait pas
Autant l'annoncer avant que vous n'ouvriez un compte. Soldum ne rédige pas votre proposition commerciale : il ne met pas en page vos conditions de vente, n'applique pas votre taux de marge et ne gère pas vos options tarifaires. Il ne facture pas non plus, ne tient pas votre comptabilité et ne remplace pas votre logiciel de paie ou votre gestionnaire de contrats. Ce qu'il produit, c'est le coût de fabrication détaillé et son suivi — la donnée à partir de laquelle vous fixez un prix, pas le document que le client signe. Enfin, sur un projet sans aucun écrit préalable, l'automatisation du dépouillement n'a pas grand-chose à lire : l'apport se limite alors au devis, au plan de travail et au suivi budgétaire.
Par où commencer
Le test le moins risqué est un projet réel plutôt qu'un exemple : importez le script d'une consultation en cours et comparez le devis obtenu avec celui que vous auriez monté à la main. Le premier projet est gratuit, ce qui suffit à trancher. Côté formules, l'abonnement est facturé par compte et non par utilisateur : 149 € HT/mois en Solo pour un projet actif à la fois, 479 € HT/mois en Studio pour des projets illimités et toute l'équipe invitée sans surcoût par membre, avec 25 % de remise à l'engagement annuel. Pour une société qui chiffre plusieurs projets en parallèle, c'est le cas où compter au compte plutôt qu'au siège change le calcul.
Quel est votre besoin en pré-production ?
Questions fréquentes
Comment le devis de production audiovisuelle est-il calculé ?
+
À partir du dépouillement du script ou du traitement : nombre de séquences, lieux, comédiens, figurants, journées de tournage, besoins techniques. Chaque ligne garde son unité, son prix unitaire et sa quantité, et reste modifiable individuellement.
Quelle différence avec un devis de production cinéma ?
+
La structure est proche, mais l'usage diffère : un devis de long métrage est présenté aux catégories normalisées du CNC pour un dossier de financement, alors qu'un devis audiovisuel sert d'abord à répondre à une consultation dans des délais courts et à tenir un forfait. Le cas du cinéma est traité sur la page consacrée au devis de production cinéma.
Soldum convient-il à un film institutionnel, une publicité ou un clip ?
+
Oui. Ces formats se dépouillent et se chiffrent vite, et c'est le cas où le recalcul automatique compte le plus : le script évolue jusqu'à la veille du tournage, et le devis suit sans être refait.
Les salaires conventionnels et les charges sont-ils pris en compte ?
+
Oui. Les rémunérations s'appuient sur les grilles de la convention collective, les engagements se font en CDDU et les charges patronales sont calculées sur la masse salariale, puis recalculées à chaque modification du devis.
Peut-on comparer les devis des prestataires ?
+
Oui. Les demandes de devis sont préparées à partir des besoins issus du dépouillement, les réponses sont rassemblées au même endroit et comparées poste par poste, et le choix retenu remonte sur la ligne budgétaire correspondante.
Peut-on suivre le budget pendant la production ?
+
Oui. Chaque poste porte son montant estimé et son montant engagé, et les dépassements sont signalés dès leur apparition. Le devis s'exporte en Excel et en PDF à chaque étape.
À lire aussi
- Devis et budget de production cinéma
- Logiciel de pré-production pour la publicité
- Logiciel de dépouillement de scénario
- Logiciel de planning de tournage
- Meilleur logiciel de pré-production
- Guide : établir le devis d'un film
- Le logiciel de pré-production pour le court métrage
- Meilleur logiciel de devis audiovisuel
- Le logiciel de repérage de décors, branché sur le dépouillement
Page informative. Les grilles de la convention collective, les taux de charges et les modèles de devis évoqués évoluent : vérifiez les barèmes en vigueur auprès des organismes concernés avant d'engager un projet.
