Un documentaire ne se prépare pas comme une fiction : le texte de départ est un séquencier ou une note d'intention plutôt qu'une continuité dialoguée, le tournage s'étale sur des sessions séparées de plusieurs semaines, et l'équipe tient souvent en trois personnes. Soldum lit le document que vous avez, en extrait les séquences, les lieux, les intervenants et les besoins techniques, puis en déduit le devis et le calendrier de tournage.
Cette page décrit ce que l'automatisation change concrètement sur un documentaire, et ce qu'elle ne change pas : sur un projet où le réel réoriente le dispositif en cours de route, une préparation utile est une préparation qu'on peut refaire vite, pas une préparation qu'on grave.
- Dépouillement automatique du séquencier ou du script de tournage : séquences, lieux, intervenants, besoins techniques.
- Devis aux catégories normalisées CNC, avec charges patronales et frais généraux calculés.
- Plan de travail adapté à un tournage discontinu, recalculé à chaque nouvelle version du document.
- Plan de financement et dispositifs d'aide rapprochés du projet, suivis au même endroit que le devis.
- Abonnement facturé par compte et non par utilisateur, avec l'équipe incluse en Studio.
Pourquoi le documentaire prépare autrement
Les outils de pré-production sont conçus autour d'une hypothèse : il existe un scénario découpé en scènes numérotées, tourné en un bloc continu de journées, par des départements complets. Le documentaire ne coche presque aucune de ces cases, et c'est là que la préparation dérape — non pas faute d'outil, mais parce que l'outil demande une information que le projet n'a pas encore. Le tableau ci-dessous récapitule les écarts qui comptent au moment de choisir un logiciel.
| Sur ce point | Fiction | Documentaire |
|---|---|---|
| Document de départ | Scénario dialogué, continuité arrêtée | Séquencier, note d'intention, dossier |
| Stabilité du dispositif | Le texte fixe ce qui sera tourné | Le réel réoriente le tournage en cours de route |
| Rythme de tournage | Un bloc continu de journées | Des sessions étalées sur des mois |
| Taille de l'équipe | Départements constitués | Deux à cinq personnes le plus souvent |
| Postes de coût dominants | Casting, décors, moyens techniques | Déplacements, archives, montage long |
| Nombre de versions du plan de travail | Quelques-unes avant le tournage | Une par session, pendant deux ans |
| Recalcul automatique à chaque version |
Ce que vous importez quand il n'y a pas de scénario
C'est la première question posée par les producteurs de documentaire, et elle mérite une réponse franche. Soldum part d'un document écrit au format PDF ou Final Draft : sur un documentaire, ce sera votre séquencier, votre script de tournage, votre dossier de développement ou la note d'intention accompagnée du découpage envisagé. Plus ce document décrit des situations localisées — qui, où, dans quelles conditions — plus le dépouillement est précis. À l'inverse, une note de trois pages purement intentionnelle produira une base pauvre, et il vaut mieux le savoir avant qu'après. La bonne pratique est de réimporter le document à mesure qu'il se précise, plutôt que d'attendre une version définitive qui, sur un documentaire, n'existe pas vraiment.
Le dépouillement, séquence par séquence
À l'import, l'IA découpe le document en séquences et en extrait ce qui a un coût ou une contrainte : lieux de tournage, intervenants et personnes filmées, déplacements impliqués, besoins techniques, autorisations à prévoir. Le résultat n'est pas un livrable final, c'est une base de départ que vous relisez et corrigez — aucune modification proposée par l'IA ne s'applique sans votre validation. L'intérêt sur un documentaire est moins le gain de temps sur la première passe que la tenue de la cohérence ensuite : quand une séquence disparaît parce que le protagoniste s'est désisté, ce qui en dépendait dans le devis et le calendrier bouge avec elle, au lieu de rester dans un tableur que plus personne ne rouvre.
Un plan de travail fait pour un tournage discontinu
Un plan de travail de fiction optimise l'enchaînement de journées consécutives : regrouper par décor, limiter les trajets, respecter les disponibilités des comédiens. Un documentaire demande la même optimisation, mais par sessions séparées : trois jours en février, une semaine en juin, un retour à l'automne parce que la saison fait partie du sujet. Soldum construit le calendrier depuis le dépouillement, regroupe ce qui se tourne au même endroit et recalcule l'ensemble quand une session se déplace — les frais de déplacement, les nuitées et les journées d'équipe suivent le mouvement. Les feuilles de service se génèrent depuis ce calendrier, une par journée, régénérées à chaque changement.
Le devis aux catégories attendues par le CNC et les diffuseurs
Un dossier de documentaire se présente à des interlocuteurs qui attendent un format précis : devis structuré aux catégories normalisées, charges patronales et frais généraux à la bonne ligne, rémunérations appuyées sur les grilles de la convention collective, engagements en CDDU pour les collaborateurs intermittents. Soldum produit directement ce format à partir du dépouillement, et le recalcule quand le projet bouge. L'étape de reformatage à la main, celle qui absorbe une soirée à chaque nouvelle version du dossier, disparaît au lieu d'être accélérée. Les exports Excel et PDF sont directement joignables au dossier.
Le financement, là où se joue un documentaire
Sur un documentaire, la préparation et le financement ne sont pas deux sujets successifs : le devis sert d'abord à convaincre, et il est révisé autant de fois que le plan de financement. Soldum rapproche du projet les dispositifs nationaux et régionaux susceptibles de le concerner et les suit dans un plan de financement placé en face du devis, ce qui permet de voir ce qu'il reste à couvrir sans tenir un second tableur à côté. Les dispositifs et leurs conditions évoluent : l'outil vous aide à ne pas en oublier et à suivre l'état de chaque demande, il ne remplace pas la vérification des critères auprès de l'organisme concerné.
Ce que Soldum ne fait pas sur un documentaire
Autant l'annoncer avant que vous n'ouvriez un compte. Soldum n'écrit pas votre séquencier et ne propose pas d'éditeur de texte : l'écrit s'importe. Nous ne gérons pas le dérushage ni le montage, qui occupent pourtant une part considérable d'un documentaire. Nous ne négocions pas les droits d'archives et n'en connaissons pas les tarifs : le poste se budgète comme les autres, à partir des montants que vous renseignez. Enfin, sur un projet sans aucun écrit préalable — un tournage engagé à l'instinct sur plusieurs mois —, l'automatisation du dépouillement n'a pas grand-chose à lire, et l'apport se limite au devis, au calendrier et au suivi budgétaire.
Par où commencer
Le chemin le moins risqué est de tester sur un projet réel plutôt que sur un exemple : importez le séquencier d'un documentaire en cours de développement et comparez le dépouillement obtenu avec ce que vous auriez saisi à la main. Le premier projet est gratuit, ce qui suffit à trancher. Côté formules, l'abonnement est facturé par compte et non par utilisateur : 149 € HT/mois en Solo pour un film à la fois, 479 € HT/mois en Studio pour des projets illimités et toute l'équipe invitée sans surcoût par membre, avec 25 % de remise à l'engagement annuel. Sur un documentaire mené en parallèle d'autres développements, c'est le cas où compter au compte plutôt qu'au siège change le calcul.
Quel est votre besoin en pré-production ?
Questions fréquentes
Soldum fonctionne-t-il sans scénario dialogué ?
+
Oui. Le point d'entrée est un document écrit au format PDF ou Final Draft : séquencier, script de tournage, dossier de développement. Plus il décrit des situations localisées — qui, où, dans quelles conditions —, plus le dépouillement est précis. Une note purement intentionnelle produira une base pauvre.
Le devis convient-il à un dossier CNC ou à un diffuseur ?
+
Le devis est structuré aux catégories normalisées du CNC, avec charges patronales et frais généraux calculés, et les rémunérations s'appuient sur les grilles de la convention collective. Il s'exporte en Excel et en PDF pour être joint au dossier tel quel.
Peut-on gérer un tournage étalé sur plusieurs mois ?
+
Oui, c'est le cas courant en documentaire. Le calendrier se construit par sessions plutôt qu'en bloc continu, et se recalcule quand une session se déplace : déplacements, nuitées et journées d'équipe suivent, et les feuilles de service concernées sont régénérées.
Que se passe-t-il quand le documentaire change de direction en cours de route ?
+
Vous réimportez la version à jour du document. Le dépouillement, le devis et le calendrier se recalculent à partir d'elle, et vous validez ce que vous gardez. C'est précisément l'usage pour lequel le recalcul automatique compte le plus : un documentaire connaît plus de versions qu'une fiction.
Les droits d'archives sont-ils gérés ?
+
Non. Soldum ne négocie pas les droits et n'a pas de barème de tarifs d'archives. Le poste se budgète comme les autres, à partir des montants que vous renseignez, et suit ensuite l'estimé face au réalisé.
Faut-il un abonnement par utilisateur ?
+
Non, l'abonnement est facturé par compte : 149 € HT/mois en Solo pour un film à la fois, 479 € HT/mois en Studio pour des projets illimités et toute l'équipe invitée, avec 25 % de remise à l'engagement annuel. Une offre gratuite permet de dépouiller un premier projet.
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Page informative. Les dispositifs d'aide, les grilles de la convention collective et les modèles de devis évoqués évoluent : vérifiez les barèmes et les critères en vigueur auprès des organismes concernés avant de déposer un dossier.
