Le logiciel de pré-production pensé pour une série, pas pour six films

Préparer une série, ce n'est pas préparer six unitaires les uns après les autres. C'est le même décor qui revient à l'épisode 2 et à l'épisode 5, la même comédienne engagée sur quatre mois, la même équipe technique reconduite d'un bloc à l'autre, et un budget qui se lit à la fois par épisode et sur la saison entière. Les outils conçus pour un long métrage traitent chaque épisode comme un projet isolé — et c'est précisément là que la préparation d'une série se met à coûter cher.

Un logiciel de pré-production de série doit donc savoir faire deux choses qu'un outil d'unitaire ne fait pas : reconnaître ce qui se répète d'un épisode à l'autre, et raisonner sur deux échelles à la fois. Dans Soldum, chaque épisode se dépouille séparément mais alimente un même inventaire de décors, de rôles et de postes ; le plan de travail regroupe les scènes par décor à travers les épisodes plutôt qu'en suivant l'ordre de diffusion ; et le devis se consolide au niveau de la saison sans perdre le détail épisodique.

  • Un dépouillement par épisode, un inventaire de décors, de rôles et d'éléments commun à la saison
  • Le tournage groupé par décor à travers les épisodes, et non dans l'ordre de diffusion
  • Des engagements de comédiens et de techniciens qui courent sur plusieurs épisodes
  • Un devis lisible par épisode et consolidé sur la saison
  • Des feuilles de service journalières indiquant quel épisode et quelle scène se tournent
Un cadreur règle sa caméra en extérieur pendant une journée de tournage
Sur une série, la même équipe revient jour après jour : ce qui change d'une journée à l'autre, c'est l'épisode auquel les scènes appartiennent.

Ce qui sépare vraiment la préparation d'une série de celle d'un film

La différence n'est pas la durée, c'est la répétition. Sur un long métrage, chaque décor, chaque rôle et chaque contrainte n'existent qu'une fois : on les dépouille, on les planifie, on les paie. Sur une série, les mêmes éléments reviennent à travers des scénarios différents, écrits parfois par des auteurs différents, et livrés rarement tous en même temps. Trois conséquences en découlent, et ce sont elles qui doivent guider le choix d'un outil : le dépouillement doit alimenter un inventaire commun plutôt que six listes parallèles ; le plan de travail doit pouvoir casser l'ordre des épisodes pour grouper les décors ; et le budget doit exister sur deux niveaux, l'épisode et la saison, sans qu'aucun ne soit une simple addition manuelle de l'autre.

Dépouiller six épisodes sans dépouiller six fois le même décor

Le dépouillement d'une série produit une masse d'éléments dont une grande partie se répète : les décors récurrents, les personnages principaux, les véhicules, les accessoires de série. Si chaque épisode constitue sa propre liste, la production se retrouve avec « Appartement de Claire », « Appart Claire » et « Appartement C. » comptés trois fois, donc trois fois budgétés et trois fois repérés. Dans Soldum, l'IA dépouille chaque épisode séparément — c'est le bon découpage, puisque les scénarios arrivent l'un après l'autre — mais rattache les éléments reconnus à l'inventaire déjà constitué par les épisodes précédents. Ce qui est nouveau apparaît comme nouveau ; ce qui revient est rapproché de l'existant, et la production tranche.

Ce qui se répète et ce qui varie d'un épisode à l'autre
ÉlémentPortéeCe que la répétition change
Décors récurrentsToute la saisonIls se tournent groupés, pas dans l'ordre des épisodes
Rôles principauxToute la saisonUn engagement long, pas un cachet par épisode
Rôles secondaires et silhouettesUn ou deux épisodesDes cachets à la journée, épisode par épisode
Équipe techniqueLe bloc de tournageUn contrat couvrant plusieurs épisodes
Décors uniques à un épisodeUn épisodeUn repérage et une journée de tournage dédiés
Effets, cascades, animauxPonctuelDes postes spécialisés à regrouper si possible

Tourner par décor, pas dans l'ordre de diffusion

C'est le principe qui fait toute l'économie d'une série : si l'appartement du personnage principal apparaît dans les épisodes 1, 3, 4 et 6, il ne se monte pas quatre fois. Les scènes qui s'y déroulent se tournent ensemble, quel que soit l'épisode auquel elles appartiennent — les Anglo-Saxons appellent cela le cross-boarding, et c'est un travail que les outils d'unitaire gèrent mal parce qu'ils ne connaissent qu'un scénario à la fois. Dans Soldum, le regroupement porte sur l'ensemble des épisodes disponibles : le plan de travail réunit les scènes par décor, par période de la journée et par disponibilité, et affiche pour chaque journée quels épisodes y sont concernés. Quand un scénario est réécrit ou qu'un épisode arrive en retard, le regroupement se recalcule au lieu de se refaire.

Un budget par épisode et un budget de saison, sans double saisie

Une série se finance sur une saison et se contrôle par épisode. Les deux vues sont nécessaires : le diffuseur raisonne en coût par épisode, la production suit une enveloppe globale, et les postes ne se comportent pas de la même façon d'un niveau à l'autre. Un décor construit une fois pour dix épisodes ne s'impute pas comme un décor naturel loué une journée ; un salaire hebdomadaire de chef opérateur couvre plusieurs épisodes à la fois. Dans Soldum, le devis se tient au niveau de la saison, avec la ventilation par épisode calculée à partir des jours de tournage réellement affectés à chacun — et non par une division du total par le nombre d'épisodes, qui donne un chiffre faux dès que les épisodes n'ont pas le même poids de tournage.

Des engagements longs, des disponibilités à tenir sur des mois

Sur un unitaire, la disponibilité d'un comédien se vérifie sur cinq semaines. Sur une série, elle se tient sur quatre à six mois, avec des rôles secondaires qui n'apparaissent que dans certains épisodes et n'ont donc pas à être bloqués en continu. Cette combinaison — quelques engagements longs, beaucoup d'engagements courts éparpillés dans le calendrier — est exactement ce qu'un tableur perd. Dans Soldum, chaque personne porte ses fenêtres de disponibilité et ses épisodes, le plan de travail signale les journées en conflit avant que le contrat ne parte, et un déplacement de bloc fait remonter les indisponibilités qu'il crée. L'outil n'arbitre pas : il rend visible, pendant que le problème coûte encore un appel.

Une main annote au feutre un calendrier mensuel accroché au mur
Une série se planifie sur des mois : quelques engagements longs, et beaucoup d'engagements courts dispersés dans le calendrier.

Faire circuler l'information quand la journée mélange les épisodes

La conséquence directe du tournage groupé, c'est qu'une journée de série contient souvent des scènes de deux ou trois épisodes différents. L'équipe doit donc savoir non seulement quelle scène se tourne, mais à quel épisode elle appartient — l'information conditionne les costumes, la coiffure, la continuité, et parfois la direction d'acteur. Dans Soldum, la feuille de service est produite depuis le plan de travail, journée par journée, et porte cette indication ; elle est diffusée par lien personnel plutôt qu'en pièce jointe, chacun confirme sa présence d'un geste, et la production ne relance que ceux qui n'ont pas répondu. Quand une journée change, c'est la version qui change, pas le lien : personne ne se présente à l'heure d'un PDF périmé.

Tableur, outil d'unitaire ou chaîne pensée pour la série : comment trancher

Trois façons de préparer une série cohabitent, et elles ne se départagent pas sur le nombre de fonctions. Elles se départagent sur ce qui arrive au sixième épisode. Le tableur tient très bien jusqu'au deuxième : au-delà, les listes de décors divergent et plus personne ne sait laquelle fait foi. Un outil de long métrage utilisé une fois par épisode fait correctement le travail d'un épisode, mais ne peut pas grouper les décors à travers les épisodes ni consolider un budget de saison — ce sont deux opérations qu'il ne connaît pas. Une chaîne conçue pour la série tient l'inventaire commun, le regroupement multi-épisodes et les deux niveaux de budget. Transparence : Soldum édite l'une des solutions décrites ici.

Trois façons de préparer une série de six épisodes
MéthodeInventaire commun aux épisodesRegroupement par décor multi-épisodesBudget par épisode et par saisonFeuilles de service générées
Tableurs et documents partagés
Un outil de long métrage, un projet par épisodeConsolidation manuelleSelon l'outil
Outil de production sans devis intégréSelon l'outil
Soldum (dépouillement, planning et devis liés sur la saison)

Ce qu'un logiciel de pré-production de série ne fera pas à votre place

Autant le savoir avant d'ouvrir un compte. Aucun outil ne décide de l'ordre de tournage : le regroupement par décor propose, la mise en scène et la direction d'acteurs tranchent, et il arrive qu'on accepte de remonter un décor pour préserver une progression de jeu. Aucun outil n'écrit ni ne réécrit un épisode, et aucun ne remplace la bible de continuité tenue par la scripte. Soldum ne monte pas non plus votre plan de financement à votre place : il en tient le suivi. Enfin, rien n'est modifié dans le projet sans votre accord — les propositions de l'IA passent par une file de validation, avec leurs impacts affichés avant application. Ce que l'outil supprime, c'est la ressaisie d'un épisode à l'autre et l'écart entre le planning et le devis. Le reste est du métier.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un logiciel de pré-production de série TV ?

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C'est un outil qui prépare une saison entière plutôt qu'un film isolé : il dépouille chaque épisode dans un inventaire commun de décors et de rôles, groupe les scènes par décor à travers les épisodes pour le plan de travail, et tient un budget lisible à la fois par épisode et sur la saison.

Peut-on tourner des scènes de plusieurs épisodes le même jour ?

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C'est même le principe : quand un décor revient dans quatre épisodes, ses scènes se tournent groupées. Le plan de travail de Soldum réunit les scènes par décor à travers les épisodes disponibles et indique, pour chaque journée, quels épisodes y sont concernés.

Faut-il un projet par épisode ou un seul projet pour la saison ?

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Un seul projet, avec un scénario par épisode. C'est ce qui permet à l'inventaire de décors, de rôles et d'éléments d'être commun, et au budget de se consolider sans additionner des projets séparés à la main.

Comment le budget se répartit-il entre les épisodes ?

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À partir des jours de tournage réellement affectés à chaque épisode par le plan de travail, et non en divisant le total par le nombre d'épisodes. Les postes qui couvrent plusieurs épisodes, comme un décor construit ou un salaire hebdomadaire, restent portés au niveau de la saison.

Que se passe-t-il quand un épisode est réécrit ou arrive en retard ?

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Le dépouillement de l'épisode concerné est repris et rapproché de l'inventaire existant ; le regroupement des scènes par décor est recalculé, et les journées dont l'affectation change sont signalées avant que les feuilles de service ne repartent.

Les engagements de comédiens sur plusieurs épisodes sont-ils gérés ?

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Oui. Chaque personne porte ses épisodes et ses fenêtres de disponibilité ; les rôles principaux se traitent en engagement long, les rôles secondaires à la journée. Les journées en conflit sont signalées avant l'engagement.

Soldum convient-il à une série documentaire ou à une collection ?

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Le principe reste le même dès qu'il y a plusieurs épisodes partageant des décors, des intervenants ou une équipe. Pour un projet documentaire, la page dédiée à la pré-production documentaire décrit l'écriture au tournage et le dérushage.

À lire aussi

Page informative décrivant des familles d'outils plutôt que des produits nommés ; les fonctionnalités des solutions du marché évoluent. Soldum édite l'une des solutions décrites. Les règles de financement, les grilles conventionnelles et les obligations applicables aux séries évoluent : vérifiez-les auprès des organismes compétents avant tout engagement.