StudioBinder est une plateforme américaine de gestion de production : on y réunit au même endroit les feuilles de service, les listes de plans, les contacts de l'équipe, le découpage et le planning, et on les partage avec tous ceux qui en ont besoin. C'est une réponse nette au désordre des dossiers partagés, des PDF envoyés par mail et des tableurs que personne n'ouvre à la même version. Soldum prend le même moment du projet par l'autre bout : l'IA lit le scénario, et le dépouillement, le plan de travail, les feuilles de service et le devis en découlent au lieu d'être saisis.
Cette page ne cherche pas à disqualifier StudioBinder, solide sur ce qu'il fait et plus mûr que nous sur certains de ses modules. Elle précise deux différences qui pèsent plus lourd au moment de choisir qu'une liste de fonctionnalités : ce que change un outil qui produit les documents au lieu de les héberger, et ce que change un devis écrit d'emblée aux catégories attendues en France.
- Dépouillement automatique du scénario par IA : séquences, décors, personnages, figurants, costumes, accessoires et besoins techniques.
- Plan de travail déduit du dépouillement, recalculé à chaque arbitrage de production.
- Feuilles de service au format français, générées depuis le plan de travail plutôt que ressaisies.
- Devis aux catégories normalisées CNC, avec charges patronales et frais généraux calculés.
- Interface et livrables en français, grilles de la convention collective intégrées.
- Abonnement facturé par compte et non par utilisateur : toute l'équipe est invitée sans coût par personne.

Ce que StudioBinder fait bien, et qu'il faut dire
La gestion documentaire d'un tournage a longtemps tenu dans un dossier partagé où chacun déposait sa version. StudioBinder a pris ce problème au sérieux : une interface soignée, des feuilles de service propres et envoyées depuis l'outil, des listes de plans et des storyboards réunis au même endroit, un carnet d'adresses d'équipe qui sert à tous les documents, et une collaboration qui fonctionne sans que personne n'exporte quoi que ce soit. Pour une production habituée à travailler en anglais, c'est une référence et rien de ce qui suit ne prétend le contraire. La comparaison ne se joue pas là.
Organiser des documents n'est pas les produire
C'est la distinction qui tranche le choix, et elle passe souvent inaperçue parce que les deux outils affichent les mêmes écrans. Une plateforme de gestion de production suppose que les documents existent : quelqu'un a lu le scénario, compté les séquences par décor, relevé les personnages et leurs jours de présence, listé les besoins techniques, puis a reporté tout cela dans les formulaires. Ce travail-là, le dépouillement, est ce qui coûte les journées de directeur de production — pas la mise en forme qui suit. Tant qu'il se fait ailleurs, dans un tableur ou sur papier, l'outil range soigneusement une saisie manuelle. Soldum attaque ce point précis : vous importez un PDF ou un Final Draft, l'IA en extrait la matière du film, et les documents se construisent sur un dépouillement que vous avez relu.
| Sur ce point | Plateforme de gestion de production | Soldum |
|---|---|---|
| Point de départ du travail | Des documents saisis dans des formulaires | Le scénario, importé et dépouillé par IA |
| Dépouillement du scénario | Renseigné à la main, séquence par séquence | Généré par IA, relu et validé par vous |
| Origine du plan de travail | Construit à la main depuis le dépouillement | Déduit du dépouillement |
| Feuilles de service | Remplies puis envoyées depuis l'outil | Générées depuis le plan de travail |
| Devis détaillé du film | Traditionnellement produit ailleurs | Dérivé du dépouillement, lié au plan de travail |
| Effet d'une révision du scénario | Chaque document est repris à la main | Propagée jusqu'au devis |
| Partage collaboratif dans le navigateur | ||
| Catégories normalisées CNC et charges françaises |
Du dépouillement aux feuilles de service, sans ressaisie
Dans Soldum, le dépouillement n'est pas une fin en soi : c'est la source dont découlent les autres documents. Un décor extrait du scénario devient un nombre de jours de tournage, donc un bloc du plan de travail et une ligne de transport ; un personnage devient des jours de présence, donc des convocations sur les feuilles de service correspondantes et un cachet au devis ; un besoin technique relevé dans une séquence devient une ligne de matériel. Ces informations ne sont pas recopiées d'un écran à l'autre, elles sont lues au même endroit. C'est cette continuité qui fait la différence à l'usage, davantage que la qualité de l'extraction initiale — un dépouillement juste mais isolé oblige encore à reporter chaque changement à la main dans le planning, puis dans les convocations, puis dans le chiffrage.
Pourquoi un dépouillement IA se relit quand même
L'automatisation ne vaut que si l'on peut se fier à ce qu'elle rend, et un scénario est plein de choses qu'un modèle peut lire de travers : un décor nommé de deux façons différentes à quarante pages d'écart, un personnage qui n'apparaît que dans une ligne d'action, un accessoire sous-entendu plutôt qu'écrit. Soldum traite la passe IA comme un premier jet, pas comme un verdict. Rien n'est appliqué sans votre accord : vous relisez le dépouillement séquence par séquence, vous corrigez ce qui a été mal lu, vous ajoutez ce que le texte laisse implicite, et c'est la version corrigée qui alimente le plan de travail et le devis. C'est là que se décide le gain réel — quelques heures là où la saisie manuelle prend des jours, et la condition pour que tout ce qui suit soit fiable.
Le devis, le document qui manque le plus souvent à la chaîne
Une plateforme de gestion de production couvre très bien les documents de tournage et laisse traditionnellement le chiffrage détaillé à un autre outil. En pratique, cela veut dire qu'un tableur ou un logiciel de budgétisation vit à côté, alimenté à la main depuis le même dépouillement, et qu'il faut tenir les deux en cohérence pendant toute la préparation. Chaque arbitrage se paie alors deux fois : une fois dans le planning, une fois dans le budget, avec le risque qu'une des deux mises à jour soit oubliée. Dans Soldum, le devis est une vue de la même matière que le plan de travail : les quantités viennent du dépouillement, les jours viennent du planning, et il n'y a pas de second fichier à maintenir.
Les catégories CNC ne sont pas un habillage du budget
Un outil conçu pour le marché nord-américain rend des livrables nord-américains : une structure above the line / below the line, des comptes numérotés selon des usages qui ne correspondent à rien dans un dossier français, et des documents de tournage dont la mise en page n'est pas celle qu'attendent les équipes ici. Or votre producteur délégué, votre commission régionale et le CNC attendent un devis aux catégories normalisées, avec les charges patronales et les frais généraux à la bonne ligne. Reconstruire cette structure à la main, à chaque version, absorbe une part réelle du temps gagné en amont et introduit des écarts entre la version de travail et la version déposée. Soldum produit directement la structure attendue : l'étape de conversion n'est pas accélérée, elle n'existe pas.
Salaires conventionnels et CDDU : la part du budget qu'on ne saisit pas
Sur un projet audiovisuel, les rémunérations et les charges représentent l'essentiel du budget, et ce sont précisément les montants qu'on ne peut pas inscrire une bonne fois : ils se déduisent des autres. Une journée ajoutée au plan de travail change le nombre de jours de chaque poste, donc la masse salariale, donc les charges patronales qui se calculent dessus. Soldum rattache les salaires et les cachets aux lignes du devis, compare les montants appliqués aux minima des grilles de la convention collective de la production audiovisuelle et cinématographique, et recalcule les charges à chaque modification. Les collaborateurs sont engagés en CDDU, le contrat d'usage des intermittents, dont la durée découle du plan de travail : c'est encore la même chaîne qui sert, du scénario au coût.
La feuille de service, dernière marche de la chaîne
La feuille de service est le document que l'équipe lit vraiment, et le seul dont une erreur se voit le lendemain matin sur le parking. Quand elle est remplie à la main, même dans une belle interface, elle redit ce que le plan de travail sait déjà : les séquences du jour, les décors, les comédiens convoqués, les besoins techniques, les horaires. Chaque redite est une occasion de diverger — une convocation modifiée dans le planning et pas dans la feuille, et quelqu'un se déplace pour rien. Dans Soldum, la feuille de service est générée depuis le plan de travail, au format français, et une journée déplacée régénère les convocations concernées. Elle reste bien sûr modifiable : ce que nous enlevons, c'est la ressaisie, pas le contrôle.

Par compte plutôt que par utilisateur
Le mode de facturation d'un outil de production décide de qui y a accès, et donc de son utilité réelle. Facturé à l'utilisateur, il pousse à restreindre les comptes : le régisseur consulte un PDF que quelqu'un lui a exporté, le stagiaire travaille sur une copie, et la base commune cesse d'être commune. Soldum se facture par compte — 49 € HT/mois en Solo pour un projet actif à la fois, 179 € HT/mois en Studio pour des projets illimités et toute l'équipe invitée sans coût par personne, avec 25 % de remise à l'engagement annuel. L'essai gratuit de 7 jours laisse le temps de dépouiller un premier scénario avant de payer. Ce n'est pas qu'une question de prix : un outil que toute l'équipe peut ouvrir est le seul où une correction profite à tout le monde.
Ce que Soldum ne fait pas
Autant l'annoncer avant que vous n'ouvriez un compte. Soldum n'écrit pas de scénario et ne propose ni éditeur de texte, ni storyboard, ni liste de plans : sur le découpage image par image, StudioBinder fait un travail que nous ne faisons pas, et c'est une raison légitime de le préférer. Le scénario s'importe chez nous, il ne se rédige pas. Nous ne couvrons ni le dérushage, ni le montage, ni la post-production sonore, et nous ne sommes pas un logiciel de comptabilité générale : les écritures et le bilan restent l'affaire de votre cabinet, à qui Soldum exporte le suivi. Nous ne gérons pas non plus la paie des intermittents — le budget calcule la masse salariale et les charges, l'établissement des bulletins reste ailleurs. Le périmètre de Soldum est la préparation, de l'arrivée du scénario au départ de l'équipe en tournage, plus le suivi budgétaire pendant.
Changer d'outil, ou faire cohabiter
Il n'y a pas de reprise de données à orchestrer : Soldum part du scénario. Vous exportez votre texte au format PDF ou Final Draft, vous l'importez, et le dépouillement se lance. En pratique, la migration la plus fréquente n'en est pas une : les équipes testent Soldum sur la préparation d'un projet réel — idéalement un projet terminé, dont le plan de travail et le coût final sont connus — et comparent ce que l'outil produit à ce qu'elles ont fait à la main. C'est le chemin le moins risqué, puisque vous comparez deux résultats sur le même scénario sans rien démonter. Le tableau ci-dessous résume par où commencer selon votre situation.
| Votre situation | Ce qui compte d'abord | Par où commencer |
|---|---|---|
| Société de production française, projets réguliers | Produire les documents plutôt que les saisir | Dépouillement du scénario, puis plan de travail et devis |
| Équipe habituée à travailler en anglais | Des livrables lisibles par tous | Tester le dépouillement, puis comparer les feuilles de service |
| Dossier de financement à déposer | Un devis au format attendu par le guichet | Devis aux catégories CNC, puis plan de financement |
| Préparation déjà engagée dans un autre outil | Vérifier l'écart entre deux préparations | Dépouiller le même scénario et comparer le plan de travail |
| Besoin fort de storyboard et de listes de plans | Le découpage image par image | Garder l'outil en place et lui adjoindre Soldum en amont |
À qui cette alternative s'adresse
Aux sociétés de production françaises, aux producteurs de longs métrages, de documentaires, de films publicitaires et de séries, et aux directeurs de production qui passent leurs journées à maintenir la cohérence entre un dépouillement, un plan de travail, des feuilles de service et un devis. Si votre besoin premier est le découpage visuel — storyboards, listes de plans, préparation image par image avec le réalisateur — l'argument tombe : StudioBinder reste alors le choix cohérent, et rien n'empêche de préparer le film dans Soldum en amont puis d'exporter ce qui doit l'être.
Quel est votre besoin en pré-production ?
Questions fréquentes
Quelle est la différence principale entre Soldum et StudioBinder ?
+
StudioBinder est une plateforme de gestion de production : elle réunit et partage les documents du tournage, que vous renseignez. Soldum part du scénario — l'IA le dépouille, et le plan de travail, les feuilles de service et le devis en découlent. L'un organise ce que vous lui donnez, l'autre produit d'abord la matière.
Soldum existe-t-il en français, documents compris ?
+
Oui. L'interface, le dépouillement, le plan de travail et les feuilles de service sont en français, et le devis suit les catégories normalisées du CNC avec les charges patronales et les frais généraux calculés. Les rémunérations s'appuient sur les grilles de la convention collective de la production audiovisuelle et cinématographique.
Soldum fait-il des storyboards et des listes de plans ?
+
Non, et c'est une différence assumée : Soldum ne couvre ni le storyboard ni le découpage image par image. Notre périmètre est la préparation de production — dépouillement, plan de travail, équipe, logistique, devis et suivi des coûts.
Puis-je importer un scénario écrit dans un autre logiciel ?
+
Oui. Soldum part d'un scénario au format PDF ou Final Draft, quel que soit l'outil qui l'a produit. C'est le mode de fonctionnement le plus courant : écrire d'un côté, préparer dans Soldum.
Faut-il un abonnement par utilisateur ?
+
Non, l'abonnement est facturé par compte : 49 € HT/mois en Solo pour un projet actif à la fois, 179 € HT/mois en Studio pour des projets illimités et toute l'équipe invitée, avec 25 % de remise à l'engagement annuel. Les deux formules commencent par 7 jours d'essai gratuit, le temps de dépouiller un premier scénario.
Peut-on utiliser Soldum à côté d'une plateforme de gestion de production existante ?
+
C'est le cas le plus fréquent au début. Vous préparez le film dans Soldum — dépouillement, plan de travail, devis — et vous exportez ce dont votre circuit a besoin en Excel et en PDF, sans démonter ce qui fonctionne déjà chez vous.
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Page informative fournie à titre de comparaison, établie à partir des informations publiques des éditeurs (octobre 2026) ; les fonctionnalités et les formules commerciales évoluent. Soldum édite l'une des solutions comparées. StudioBinder® et les autres marques citées appartiennent à leurs propriétaires respectifs et ne sont mentionnées qu'à des fins de comparaison objective.
