Soldum : l'alternative à Xotis Peplum qui commence au scénario

Peplum est le logiciel de devis et de situations de la suite Xotis, l'éditeur français de référence pour la gestion de production audiovisuelle. On y construit un devis aux formats attendus en France, on le décline en versions, on suit les situations budgétaires en cours de projet. C'est un outil de chiffrage mûr, conçu par des gens qui connaissent le métier, et la raison pour laquelle on le cherche rarement par hasard. Soldum prend le même projet plus tôt : l'IA lit le scénario, et le dépouillement, le devis, le plan de travail et les feuilles de service en découlent.

Cette page ne cherche pas à disqualifier Peplum, ni la suite dont il fait partie — Soldum exporte d'ailleurs vers Louma, la comptabilité de Xotis. Elle précise ce que change un outil qui produit le devis au lieu de le recevoir déjà dépouillé, et ce que change une chaîne unique où le plan de travail et le devis lisent la même matière. Deux critères qui pèsent plus lourd, au moment de choisir, qu'une liste de fonctionnalités.

  • Dépouillement automatique du scénario par IA : séquences, décors, personnages, figurants, costumes, accessoires et besoins techniques.
  • Devis dérivé du dépouillement, aux catégories normalisées CNC, charges patronales et frais généraux calculés.
  • Plan de travail et feuilles de service issus de la même base : une journée déplacée se chiffre avant d'être validée.
  • Estimé, engagé et réalisé lus sur la même ligne de poste, avec alerte avant dépassement.
  • Export du journal d'opérations diverses au format Excel attendu par Louma, pour que la comptabilité reste où elle est.
Plusieurs scénarios reliés étalés sur un bureau, un crayon à la main
Tout le devis du film est déjà contenu dans ces pages : la question est de savoir qui va les lire pour le chiffrer.

Ce que Peplum fait bien, et qu'il faut dire

Xotis édite depuis longtemps une suite complète pour la production française : Peplum pour les devis et les situations, Studio pour la paie des intermittents, Louma pour la comptabilité générale et analytique, Media pour les contrats et les bons de commande. L'éditeur revendique environ 1 500 clients, et cette implantation n'est pas un accident : les formats français y sont natifs, les équipes de production s'y transmettent les dossiers d'un projet à l'autre, et un directeur de production formé sur Peplum retrouve ses repères partout. Rien de ce qui suit ne prétend qu'un logiciel de devis mûr et francophone soit un mauvais choix — c'est le terrain sur lequel Soldum travaille aussi. La comparaison se joue ailleurs.

Le devis n'est pas le premier document du film

C'est la distinction qui tranche le choix, et elle passe souvent inaperçue parce que les deux outils portent le même vocabulaire. Un logiciel de devis suppose que le chiffrage soit possible : quelqu'un a lu le scénario, compté les séquences par décor, relevé les personnages et leurs jours de présence, listé les besoins techniques — et c'est ce travail-là, le dépouillement, qui coûte les journées de directeur de production, pas la saisie des montants. Tant qu'il est fait ailleurs, dans un tableur ou sur papier, le devis démarre d'une base que rien ne relie au texte. Soldum attaque ce point précis : vous importez un PDF ou un Final Draft, l'IA en extrait la matière du film, et le devis se construit sur un dépouillement que vous avez relu.

Deux façons d'aborder le chiffrage d'un film
Sur ce pointLogiciel de devis de productionSoldum
Point de départ du travailUn dépouillement fait ailleursLe scénario, importé et dépouillé par IA
Dépouillement du scénarioHors périmètreGénéré par IA, relu et validé par vous
Origine des quantités du devisSaisies à la mainDéduites du dépouillement
Plan de travailConstruit dans un autre outilDérivé du dépouillement, lié au devis
Feuilles de serviceHors périmètreGénérées depuis le plan de travail
Effet d'une révision du scénarioChaque quantité est reprise à la mainPropagée jusqu'au devis
Devis aux catégories normalisées CNC
Paie des intermittentsLogiciel dédié de la suiteHors périmètre, masse salariale calculée

Du dépouillement au devis, sans ressaisie

Dans Soldum, le dépouillement n'est pas une fin en soi : c'est la source dont découlent les autres documents. Un décor extrait du scénario devient un nombre de jours de tournage, donc une ligne de location et un poste de transport ; un personnage devient des jours de présence, donc un cachet et des charges ; un besoin technique relevé dans une séquence devient une ligne de matériel. Ces quantités ne sont pas recopiées d'un fichier à l'autre, elles sont lues au même endroit. C'est cette continuité qui fait la différence à l'usage, davantage que la qualité de l'extraction initiale — car un dépouillement juste mais isolé oblige à reporter chaque changement à la main dans le devis, puis dans le planning, puis dans les feuilles de service.

Pourquoi un dépouillement par IA se relit quand même

L'automatisation ne vaut que si l'on peut se fier à ce qu'elle rend, et un scénario est plein de pièges pour un modèle : un décor nommé de deux façons différentes à quarante pages d'écart, un personnage qui n'apparaît que dans une ligne d'action, un accessoire sous-entendu plutôt qu'écrit. Soldum traite la passe d'IA comme un premier jet, pas comme un verdict. Rien n'est appliqué sans votre accord : vous relisez séquence par séquence, vous corrigez ce qui a été mal lu, vous ajoutez ce que le texte laisse implicite, et c'est la version corrigée qui alimente le devis et le plan de travail. C'est là que se joue le gain réel — quelques heures là où la saisie manuelle prend des jours — et c'est ce qui rend fiable tout ce qui vient ensuite.

Les catégories CNC, les grilles et le crédit d'impôt

Un devis français ne se résume pas à une arborescence de postes. Il suppose des catégories normalisées, des charges patronales calculées à la bonne ligne, des frais généraux et un imprévu, des rémunérations comparables aux minima des grilles de la convention collective de la production audiovisuelle et cinématographique, et des collaborateurs engagés en CDDU dont la durée découle du plan de travail. Soldum tient cette chaîne de bout en bout : les salaires sont rattachés aux lignes du devis, les charges se recalculent à chaque modification, et l'assiette du crédit d'impôt se construit au fil du chiffrage plutôt qu'après coup. C'est aussi le terrain où un logiciel français bien établi vous attend — la différence tient à l'origine des quantités, pas au format de sortie.

Chiffrer une modification avant de l'appliquer

En préparation, la question n'est presque jamais « combien coûte le film », mais « combien coûte ce changement ». Perdre le décor de la semaine 3, ajouter une journée de nuit, reculer le tournage d'un mois : chacune de ces décisions se prend en quelques heures, et le devis n'est réactualisé que bien plus tard, quand plus rien n'est arbitrable. Un logiciel de devis seul ne peut pas répondre, puisqu'il ignore le plan de travail : c'est à l'humain de traduire le déplacement en heures d'équipe, en nuitées, en transports, puis de saisir le résultat. Dans Soldum, le plan de travail et le devis sont deux vues de la même matière : vous déplacez la journée, et le coût du déplacement s'affiche avant que vous ne validiez.

Deux personnes travaillent sur un devis, ordinateur portable et carnet ouverts
Un arbitrage de préparation se décide en réunion, pas trois semaines plus tard : encore faut-il que le chiffre soit disponible au moment où la question se pose.

Estimé, engagé, réalisé pendant le tournage

Le suivi budgétaire est le terrain où un logiciel de devis est le plus attendu, et Soldum ne s'en dispense pas. Chaque poste porte trois montants : l'estimé du devis approuvé, l'engagé — un devis prestataire accepté, une location confirmée, un contrat signé — et le réalisé. L'alerte se déclenche sur l'engagé, pas sur le réalisé : un dépassement signalé au moment où l'on valide le devis du loueur laisse le choix entre renégocier, arbitrer ailleurs ou l'assumer ; le même dépassement découvert à l'arrivée des factures, trois semaines après le tournage, ne laisse plus rien à décider. La différence avec une situation budgétaire autonome tient au découpage : ici, les postes suivis sont ceux qu'a produits le dépouillement, sans table de correspondance à maintenir.

Comptabilité et paie : Soldum s'arrête où Xotis commence

Autant l'annoncer avant que vous n'ouvriez un compte. Soldum n'est pas un logiciel de comptabilité générale, et n'établit pas les bulletins de paie des intermittents : les écritures, les journaux et le bilan restent l'affaire de votre cabinet ou de votre logiciel comptable, la paie reste celle de votre prestataire. Le devis calcule la masse salariale et les charges, il ne produit pas les bulletins. C'est pourquoi l'export compte autant que le chiffrage : Soldum produit un journal d'opérations diverses au format Excel attendu par Louma, d'après la notice publique de l'éditeur, et des exports Excel et PDF du devis et des situations. Si la suite Xotis tient déjà votre comptabilité et votre paie, Soldum ne vous demande pas d'en sortir — il remplace la partie amont, du scénario au devis.

Changer d'outil, ou faire cohabiter

Il n'y a pas de reprise de données à orchestrer : Soldum part du scénario. Vous exportez votre texte au format PDF ou Final Draft, vous l'importez, et le dépouillement se lance. En pratique, la migration la plus fréquente n'en est pas une : les équipes testent Soldum sur la préparation d'un projet réel — idéalement un projet terminé, dont le coût final est connu — et comparent le devis obtenu à celui qu'elles ont produit à la main. C'est le chemin le moins risqué, puisque vous comparez deux résultats sur le même scénario sans rien démonter. Le tableau ci-dessous résume par où commencer selon votre situation.

Par où commencer selon votre situation
Votre situationCe qui compte d'abordPar où commencer
Société de production française, projets réguliersProduire le devis plutôt que le saisirDépouillement du scénario, puis devis et plan de travail
Comptabilité déjà tenue dans la suite XotisNe rien casser en avalPréparer dans Soldum, exporter le journal vers Louma
Dossier de financement à déposerUn devis au format attendu par le guichetDevis aux catégories CNC, puis plan de financement
Devis déjà construit dans un autre outilVérifier l'écart entre deux chiffragesDépouiller le même scénario et comparer poste à poste
Tournage en cours, budget à tenirVoir venir les dépassementsSuivi de l'engagé sur les postes du devis approuvé

À qui cette alternative s'adresse

Aux sociétés de production françaises, aux producteurs de longs métrages, de documentaires, de films publicitaires et de séries, et aux directeurs de production qui passent leurs journées à maintenir la cohérence entre un dépouillement, un devis et un plan de travail. Si votre besoin premier est un logiciel de devis et de situations branché sur une comptabilité et une paie déjà en place, sur des projets dont le dépouillement arrive fait et le plan de travail tenu ailleurs, l'argument tombe : une suite de gestion de production reste alors le choix cohérent, et rien n'empêche de préparer le film dans Soldum en amont puis d'exporter le devis obtenu.

Quel est votre besoin en pré-production ?

Quel type de projet préparez-vous ?
Qu'est-ce qui vous prend le plus de temps aujourd'hui ?
Comment travaillez-vous actuellement ?

Questions fréquentes

Quelle est la différence principale entre Soldum et Xotis Peplum ?

+

Peplum est un logiciel de devis et de situations : il suppose le chiffrage possible, donc le dépouillement déjà fait. Soldum part du scénario — l'IA le dépouille, et le devis, le plan de travail et les feuilles de service en découlent. L'un chiffre ce que vous lui donnez, l'autre produit d'abord la matière à chiffrer.

Soldum remplace-t-il toute la suite Xotis ?

+

Non, et ce n'est pas le but. Soldum couvre la préparation, du scénario au devis, au plan de travail et aux feuilles de service, plus le suivi budgétaire pendant le tournage. La comptabilité générale et la paie des intermittents restent là où elles sont : Soldum leur exporte un journal d'opérations diverses au format Excel attendu par Louma, ainsi que le devis en Excel et en PDF.

Le devis suit-il vraiment les usages français ?

+

Le devis est structuré aux catégories normalisées du CNC, avec charges patronales et frais généraux calculés, et les rémunérations s'appuient sur les grilles de la convention collective de la production audiovisuelle et cinématographique. Les feuilles de service sont au format français, directement présentables.

Le dépouillement par IA est-il fiable ?

+

L'IA lit le scénario et en extrait séquences, décors, personnages, figurants, costumes, accessoires et besoins techniques. Le résultat est relu et validé par vous : rien n'est appliqué sans votre accord, et c'est la version corrigée qui alimente le devis et le plan de travail.

Faut-il un abonnement par utilisateur ?

+

Non, l'abonnement est facturé par compte : 49 € HT/mois en Solo pour un projet actif à la fois, 179 € HT/mois en Studio pour des projets illimités et toute l'équipe invitée, avec 25 % de remise à l'engagement annuel. Les deux offres commencent par 7 jours d'essai gratuit, le temps de dépouiller un premier scénario.

Peut-on utiliser Soldum à côté d'un logiciel de devis existant ?

+

C'est le cas le plus fréquent au début. Vous préparez le film dans Soldum — dépouillement, devis, plan de travail — et vous exportez le devis obtenu en Excel et en PDF pour l'alimenter dans le circuit que votre production utilise déjà.

À lire aussi

Page informative fournie à titre de comparaison, établie à partir des informations publiques des éditeurs (octobre 2026) ; les fonctionnalités et les formules commerciales évoluent. Soldum édite l'une des solutions comparées. Xotis®, Peplum®, Louma® et les autres marques citées appartiennent à leurs propriétaires respectifs et ne sont mentionnées qu'à des fins de comparaison objective.

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