Le devis d'un film d'entreprise se vend en une page et se tient en trente lignes

Un film d'entreprise se chiffre deux fois. Une première pour le client, qui attend une proposition lisible en une page : un forfait, ce qu'il recouvre, ce qu'il ne recouvre pas, et la date de livraison. Une seconde pour vous, qui devez savoir combien de journées d'équipe, de location et de post-production se cachent derrière ce forfait — sinon la marge se découvre à la facturation. Ces deux documents portent le même nom et ne se ressemblent pas, et c'est précisément le point où la plupart des chiffrages de commande dérapent.

Cette page décrit la façon de tenir les deux à partir d'un seul jeu de chiffres. Soldum lit votre script ou votre note d'intention, en tire le dépouillement, et en déduit le devis détaillé ; la proposition commerciale n'est plus qu'une vue de ce devis. Le cas des formats de commande en général est traité sur la page consacrée au devis de production audiovisuelle, et la présentation normalisée française sur celle du devis CNC.

  • Dépouillement du script par IA : séquences, intervenants, lieux, besoins techniques et post-production.
  • Devis détaillé en postes, chacun avec son unité, sa quantité et son prix unitaire.
  • Forfait client calculé depuis le détail, marge visible avant l'envoi plutôt qu'après.
  • Options et hors-forfait isolés : traduction, versions réseaux sociaux, journée supplémentaire.
  • Estimé face à l'engagé et au réalisé, pour savoir en cours de route où passe la marge.
  • Exports Excel et PDF, et versions historisées quand le client fait réviser la proposition.
Un moniteur de caméra affiche une interview en cours de tournage sur un plateau éclairé
Une journée d'interview en studio, c'est une ligne dans la proposition client et une douzaine de lignes dans le devis qui la soutient.

Ce que recouvre l'expression « devis film d'entreprise »

Elle désigne rarement la même chose selon qui la prononce. Pour le client — direction de la communication, marketing, ressources humaines —, c'est la proposition commerciale : un prix, un périmètre, un calendrier, éventuellement deux ou trois options. Pour vous, producteur ou société de production, c'est le chiffrage interne qui justifie ce prix, ligne par ligne, et qui détermine si le film est rentable. Les deux documents doivent dire la même chose, mais ils ne s'écrivent ni dans le même ordre ni pour le même lecteur. Le premier se lit en deux minutes ; le second se vérifie en une heure. Les tenir séparément dans deux fichiers est possible — c'est même l'usage — mais chaque révision du périmètre oblige alors à reporter le changement des deux côtés, et c'est le report qu'on oublie.

Les postes d'un film d'entreprise, et d'où viennent leurs quantités

Un film institutionnel, une interview de dirigeant, un film de marque ou une capsule de formation mobilisent les mêmes familles de dépenses, dans des proportions différentes. Le tableau ci-dessous les récapitule et indique lesquelles le dépouillement du script alimente directement, c'est-à-dire celles dont les quantités sont déjà écrites quelque part : dans le script, la note d'intention ou le séquencier que le client a validé.

Les postes d'un devis de film d'entreprise et l'origine de leurs quantités
PosteCe qu'il recouvreAlimenté par le dépouillement
Préparation et conceptionÉcriture, storyboard, repérages, casting des intervenants
Équipe de tournageRéalisation, image, son, lumière, assistanat, HMC
Intervenants et comédiensCollaborateurs filmés, voix off, figuration, droits à l'image
Moyens techniquesCaméra, optiques, lumière, machinerie, drone, son
Lieux et logistiqueStudio, autorisations, transport, hébergement, repas
Post-productionMontage, étalonnage, mixage, motion design, habillage
Musique et droitsLicence musicale, banque d'images, droits d'usage
Livrables et versionsMasters, formats réseaux, sous-titres, versions langues
Frais de structure et margeFrais généraux et marge, en pourcentage du coûtCalculés

Le forfait cache une durée, et c'est la durée qui coûte

Un client raisonne en films livrés ; une production coûte en journées. Toute la difficulté du chiffrage de commande tient dans cette conversion. Deux jours de tournage ne coûtent pas le double d'une journée : la préparation ne double pas, le transport de matériel non plus, mais les salaires, les locations, les repas et les défraiements si. À l'inverse, une seule journée surchargée — quatre interviews et deux illustrations dans huit heures — se paie en heures supplémentaires et en post-production allongée, sans que la proposition initiale l'ait jamais annoncé. Chiffrer depuis le dépouillement change l'ordre des opérations : vous comptez d'abord ce qu'il y a à tourner, la durée en découle, et le forfait vient en dernier.

Ce qui n'est pas dans le forfait doit y être écrit

Les litiges sur un film de commande naissent presque tous au même endroit : une demande que le client croit incluse et que vous savez ne pas l'être. Une troisième version de montage, un sous-titrage anglais, un format vertical pour les réseaux, une journée de tournage décalée par indisponibilité d'un dirigeant, une musique sous licence étendue. Rien de tout cela n'est déraisonnable ; simplement, chacun a un coût, et ce coût doit exister dans le devis avant d'être demandé. La règle qui tient est simple : ce que le forfait couvre se dit en quantités — deux jours de tournage, un master, deux allers-retours de montage —, et ce qu'il ne couvre pas se chiffre en options, avec leur prix. Le client choisit, en connaissance de cause ; vous n'avez pas à arbitrer entre votre marge et la relation.

Les quantités sont déjà dans le script, même sans scénario dialogué

Un film d'entreprise n'a pas toujours de scénario au sens du cinéma, mais il a toujours un document de départ : note d'intention, séquencier, script d'interview, conducteur. Il contient déjà ce qu'il faut pour chiffrer — combien de séquences, filmées où, avec quels intervenants, en combien de configurations. Soldum fait passer l'IA sur ce document, vous relisez ce qu'elle a relevé, et les quantités deviennent des lignes de devis : un nombre de lieux devient du transport et des autorisations, une liste d'intervenants devient des plages de tournage et des libérations de droits, un volume de motion design devient des jours de post-production. Le travail que vous conservez est celui qui a de la valeur — vérifier, arbitrer, négocier —, pas la ressaisie d'une liste dans un tableur.

Calculer la marge avant d'envoyer, pas après la facture

C'est la différence pratique entre un devis et une proposition. Le devis détaillé donne un coût de revient ; la proposition affiche un prix. L'écart entre les deux est la marge, et elle ne devrait jamais être une surprise. En pratique, elle l'est souvent, parce que le prix a été fixé en premier — au feeling du marché ou pour tenir un budget client annoncé — et que le chiffrage est venu ensuite le justifier. Soldum prend le problème dans l'autre sens : le coût se construit depuis le dépouillement, la marge s'applique en pourcentage, et le prix affiché en découle. Si le budget du client est inférieur, vous savez immédiatement de combien et quelles quantités il faut réduire pour y arriver — une journée de moins, un intervenant en visioconférence, une post-production allégée — plutôt que d'accepter en espérant que ça passe.

Trois personnes comparent des documents chiffrés et un tableur ouvert sur un ordinateur portable pendant une réunion
La proposition tient en une page parce que le chiffrage qui la soutient tient en trente lignes — et que les deux viennent du même endroit.

Salaires, CDDU et droits à l'image : ce qu'on sous-estime

Même sur un format court, les personnes représentent l'essentiel du coût, et ce sont les lignes les moins faciles à estimer de mémoire. Les techniciens engagés à la journée relèvent de la convention collective applicable et du CDDU, le contrat d'usage des intermittents ; leurs rémunérations portent des charges sociales qui s'ajoutent au brut et qui se recalculent dès qu'une journée bouge. À cela s'ajoute une spécificité du film d'entreprise : les personnes filmées sont souvent des collaborateurs du client, pas des comédiens, ce qui déplace la question du cachet vers celle de l'autorisation d'exploitation — durée, territoires, supports. Soldum appuie les salaires sur les grilles conventionnelles, calcule les charges sur la masse salariale plutôt que de les figer, et garde les libérations de droits comme des lignes du devis plutôt que comme une case à cocher oubliée.

Comparer les devis de vos prestataires avant de figer le vôtre

Une part du coût d'un film d'entreprise n'est pas la vôtre : loueur de matériel, studio, motion designer, studio de doublage, prestataire de sous-titrage. Tant que leurs réponses ne sont pas arrivées, votre devis repose sur des estimations, et c'est normal. Ce qui ne l'est pas, c'est que la réponse arrive et ne remonte nulle part. Dans Soldum, chaque besoin identifié au dépouillement peut partir en demande de devis, les réponses se comparent poste à poste, et le choix retenu remplace l'estimation dans le devis. Vous voyez alors immédiatement l'effet sur le coût de revient — et donc sur la marge — avant de confirmer au client un prix que vous ne pourrez plus rouvrir.

Estimé, engagé, réalisé : là où la marge se perd vraiment

Sur un film de commande, la marge ne disparaît presque jamais d'un coup : elle s'érode en petites décisions prises pendant la production, chacune raisonnable isolément. Une demi-journée de plus en montage, un déplacement ajouté, une location prolongée d'un jour. Pour la voir partir, il faut trois chiffres sur chaque poste et pas un seul : l'estimé du devis, l'engagé — un devis prestataire accepté, une location confirmée — et le réalisé, ce qui a été facturé. L'alerte utile porte sur l'engagé : signalée au moment où vous validez le devis du loueur, elle laisse encore le choix entre renégocier, arbitrer ailleurs ou l'assumer ; découverte à l'arrivée des factures, elle ne laisse plus rien à décider. Et comme les postes suivis sont ceux du devis, il n'y a aucune table de correspondance à maintenir entre le chiffrage et le suivi.

Trois versions de la proposition, une seule qui fait foi

Un devis de film d'entreprise vit rarement en un seul état. Il y a celui qui a été envoyé, celui qui revient après que le client a demandé à retirer une journée, celui qui ajoute la version anglaise apparue en réunion. Soldum les conserve tous, datés et nommés, mais un seul est approuvé à un instant donné : c'est lui qui sert de référence au suivi des coûts et qui correspond au bon de commande. Les précédents restent consultables sans entrer en concurrence avec lui, ce qui évite la conversation classique où le client cite un prix et vous un autre, chacun lisant un document réel. Chaque version s'exporte en PDF pour le client et en Excel pour vous.

Ce que Soldum ne fait pas

Autant le dire avant que vous n'ouvriez un compte. Soldum n'écrit pas votre note d'intention et ne fabrique pas votre proposition créative : le document de départ s'importe, il ne se rédige pas ici. Ce n'est pas un logiciel de facturation ni de comptabilité générale — la facture au client, les écritures et le bilan restent l'affaire de votre outil de gestion et de votre cabinet, à qui le suivi s'exporte. Il ne gère pas la paie : le devis calcule la masse salariale et les charges, les bulletins s'établissent ailleurs. Et il ne monte pas le film : le périmètre s'arrête à la préparation et au suivi des coûts de production.

Par où commencer

Le test le moins risqué se fait sur un film que vous avez déjà livré : importez son script ou son séquencier et comparez le devis obtenu à celui que vous aviez envoyé, puis au coût réel constaté. Vous jugez alors trois chiffrages du même film, sans rien changer à votre organisation. L'essai gratuit de 7 jours suffit à faire cette comparaison. Côté formules, l'abonnement est facturé par compte et non par utilisateur : 49 € HT/mois en Solo pour un projet actif à la fois, 179 € HT/mois en Studio pour des projets illimités et toute l'équipe invitée sans surcoût par membre, avec 25 % de remise à l'engagement annuel.

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Questions fréquentes

Que doit contenir un devis de film d'entreprise ?

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Côté client, un forfait, le périmètre exprimé en quantités (nombre de jours de tournage, de livrables, d'allers-retours de montage), le calendrier et les options chiffrées. Côté production, le détail poste par poste : préparation, équipe, intervenants, moyens techniques, logistique, post-production, droits et livrables, chacun avec son unité, sa quantité et son prix unitaire.

Comment estimer le prix d'un film d'entreprise ?

+

En comptant d'abord ce qu'il y a à tourner plutôt qu'en partant d'un prix. Le nombre de séquences, de lieux et d'intervenants détermine la durée de tournage ; la durée détermine les salaires, les locations et la logistique ; la post-production se chiffre sur le volume de montage et d'habillage. Le prix affiché vient en dernier, une fois la marge appliquée au coût de revient.

Faut-il montrer le détail au client ?

+

Pas nécessairement, et ce n'est pas l'usage sur un film de commande : le client achète un résultat, pas une masse salariale. Ce qui doit être explicite, c'est le périmètre — ce que le forfait couvre, en quantités — et le prix de ce qui n'y est pas. Le détail sert à vous, à votre suivi de coûts et à la discussion quand un arbitrage devient nécessaire.

Quelle différence avec la page « devis de production audiovisuelle » ?

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Celle-ci traite le cas particulier du film de commande vendu à une entreprise : la coexistence d'une proposition commerciale et d'un chiffrage interne, la marge et les options hors forfait. La page devis de production audiovisuelle décrit le module de chiffrage des formats courts en général, et la page devis CNC la présentation normalisée attendue des financeurs publics français.

Comment gérer les demandes hors forfait en cours de projet ?

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En les chiffrant comme des options dès le devis initial, puis en les basculant dans la version approuvée quand le client les accepte. Le suivi des coûts se remet alors à jour sur la nouvelle référence, ce qui évite de comparer les dépenses réelles à un devis qui ne décrit plus le film commandé.

Le devis s'exporte-t-il pour être envoyé au client ?

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Oui, en PDF pour la proposition et en Excel pour le chiffrage détaillé, avec les sous-totaux par poste, les frais de structure et le total. Chaque version approuvée conserve sa date, ce qui permet de retrouver l'état exact du devis accepté.

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Page informative. Les grilles salariales, les taux de charges sociales, les règles applicables aux droits à l'image et les usages de marché évoluent et diffèrent selon les situations : vérifiez les conditions en vigueur auprès des organismes concernés et de votre conseil avant de contracter. Soldum ne se substitue ni à un conseil juridique ni à un expert-comptable.

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