Le logiciel du régisseur général tient la régie à la même date que le plan de travail

La régie est le seul poste de la production dont le travail se vérifie sur le trottoir. Un plan de travail peut être approximatif pendant quinze jours sans que personne s'en aperçoive ; une camionnette qui n'arrive pas, une autorisation de voirie qui manque ou un repas commandé pour trente quand l'équipe est quarante-deux se constatent en dix minutes, devant tout le monde. Le régisseur général exécute sur le terrain ce que la direction de production a arbitré, et il n'a qu'une matière première : la liste exacte de ce que chaque journée exige.

Cette liste existe déjà, en entier, ailleurs. Elle est dans le dépouillement du scénario, dans le plan de travail et dans le devis — c'est-à-dire dans trois documents que la régie ne tient pas et dont elle reçoit, au mieux, un export daté de la semaine précédente. Tout le travail de recopie, de relance et de vérification croisée qui remplit les journées de préparation vient de là. Un logiciel de régie ne se juge donc pas au nombre de ses modules, mais à une seule question : quand une journée de tournage se déplace, combien de temps la régie met-elle à l'apprendre ?

  • Les besoins de régie déduits du dépouillement : décors, véhicules, figuration, matériel, besoins particuliers
  • Une recherche de prestataires par besoin, par ville et par dates de tournage
  • Des demandes de devis préparées sur le contexte du projet, relues avant tout envoi
  • Les offres alignées sur les mêmes colonnes : disponibilité, montant, méthode de devis, statut
  • Le prestataire retenu qui redescend dans le devis, la feuille de service et la liste de contacts
  • Les feuilles de service générées depuis la journée du plan de travail, diffusées par lien personnel
  • Un export Excel de la liste de contacts tenu à jour sans ressaisie
Une équipe installe un projecteur sur une chaussée, devant un camion technique et une nacelle de location
Une rue occupée, une nacelle louée, un camion garé : chacun de ces éléments est une ligne de devis, une autorisation et un créneau horaire que la régie a obtenus des semaines plus tôt.

Ce que tient la régie, et d'où ça vient déjà

Le poste se confond facilement avec ses voisins, et cette confusion mène droit au mauvais outil. Le directeur de production arbitre : il monte le devis, le défend et décide de ce que la production peut payer. Le premier assistant réalisateur construit le plan de travail et fixe l'ordre des journées. Le régisseur général, lui, rend possible ce que ces deux-là ont décidé — il trouve les lieux praticables, obtient les autorisations, loue, transporte, héberge, nourrit, et tient la caisse de régie en face des lignes du devis. Sous ses ordres, les régisseurs adjoints et les assistants couvrent le terrain. Aucune de ces tâches ne part d'une page blanche : chacune est la conséquence d'une information qui existe déjà dans le dépouillement ou dans le plan de travail.

Ce que la régie prépare, et le document dont ça découle
Ce que la régie tientCe dont ça découleCe qui casse si l'information arrive en retard
Lieux, autorisations et occupation du domaine publicLa liste des décors issue du dépouillement et les dates du plan de travailUne demande déposée hors délai, et une journée à retourner
Transport, véhicules et stationnementLes décors de la journée, les effectifs convoqués et les distances entre euxUne équipe à l'heure et du matériel qui ne l'est pas
Prestataires et locationsLes besoins techniques du dépouillement et les lignes du devis correspondantesUn devis signé au prix du dernier moment
Hébergement et repasLes effectifs réellement convoqués, jour par jourDes couverts en trop ou en moins, et une facture qui ne retombe sur aucune ligne
Caisse de régie et dépenses de terrainLes postes du devis ouverts à la régieUn écart découvert en fin de tournage, quand il n'est plus négociable
Feuille de service et liste de contactsLa journée du plan de travail et l'équipe engagéeUne convocation contredite par le planning, et quarante appels le soir même

Les besoins de régie sont dans le scénario avant d'être dans votre tableur

Une scène qui se tourne dans un restaurant implique un lieu à obtenir, une fermeture à négocier, de la figuration à convoquer, des repas à prévoir et un stationnement pour le camion technique. Rien de tout cela n'est écrit dans le scénario — mais tout cela se déduit de ce qui y est écrit. C'est précisément le travail du dépouillement : extraire scène par scène les décors, les rôles, la figuration, les véhicules, les accessoires, les effets et les besoins techniques. Dans Soldum, l'import du scénario produit ce dépouillement par IA, que vous corrigez et complétez. La régie n'a donc pas à redemander la liste : elle lit la même, dans l'état où elle est aujourd'hui, et pas dans l'état où quelqu'un l'a exportée.

Un prestataire, c'est une recherche, des offres comparables et une décision tracée

La partie la moins visible du métier est aussi celle qui consomme le plus de journées : trouver qui peut fournir, à quel prix, aux dates du tournage. En pratique, cela devient une boîte de réception. Douze appels, quatre devis au format PDF, deux réponses qui ne portent pas sur les mêmes dates, et une comparaison faite de mémoire le soir. Dans Soldum, chaque besoin part en recherche par ville et par dates, les demandes de devis sont préparées à partir du contexte du projet — vous les relisez, rien ne part sans votre envoi —, et les réponses se rangent en face les unes des autres. Le comparatif aligne les offres sur les mêmes colonnes : disponibilité aux dates, montant, méthode de devis, statut. Les statuts Proposé, Contacté, Négociation et Validé disent à tout moment où en est chaque besoin, ce qui remplace la question la plus posée d'une préparation : « on en est où sur le camion ? »

Ce que la régie décide redescend dans le devis, pas dans un second fichier

Un prestataire validé n'est pas une information de régie, c'est un montant. Tant que les deux vivent dans deux fichiers, l'écart se creuse sans bruit : le devis porte l'estimation d'il y a trois mois, la régie connaît le prix réel, et personne ne les rapproche avant la fin du tournage. Dans Soldum, le choix retenu met à jour la ligne de devis correspondante au montant réellement négocié, les coordonnées du prestataire partent dans la feuille de service de la journée concernée, et la liste de contacts exportable en Excel suit. C'est le même geste qui renseigne les trois, ce qui veut dire qu'aucun des trois ne peut se retrouver seul à porter la bonne version.

La feuille de service est le livrable quotidien de la régie

Chaque soir, la feuille de service du lendemain est le document que toute l'équipe lira — et celui qu'on refabrique le plus souvent à partir d'un modèle dupliqué. Elle reprend pourtant une information qui existe déjà en entier : les scènes de la journée, les décors, les horaires, les personnes convoquées, les coordonnées des lieux et les consignes d'accès. La ressaisir, c'est accepter qu'elle puisse contredire le plan de travail — et cette contradiction, personne ne la voit avant qu'une équipe se présente au mauvais endroit. Dans Soldum, elle est produite depuis la journée du plan de travail et diffusée par lien personnel : pas de compte à créer pour l'équipe, une confirmation de présence en un geste, une relance ciblée sur ceux qui n'ont pas répondu, un envoi groupé par e-mail et par WhatsApp. Quand la journée change, c'est la version derrière le lien qui change, pas une pièce jointe de plus dans quarante boîtes.

Une équipe réduite prépare une prise en intérieur, caméra sur pied et chariot de matériel au fond
Ce que cette journée consomme en lieu, en matériel et en personnes a été commandé plusieurs semaines plus tôt, à partir d'une liste qui a changé depuis.

Le test qui départage les outils : déplacer une journée de deux jours

Il ne demande aucun engagement et tient en cinq minutes, donc faites-le pendant un essai plutôt que de comparer des listes de fonctionnalités. Déplacez une journée de tournage, puis comptez ce qu'un régisseur doit rouvrir. Dans une chaîne éclatée : la réservation du décor, l'autorisation déposée sur les anciennes dates, le camion et les locations, l'hébergement, les effectifs à nourrir, la feuille de service déjà envoyée, et les lignes de devis qui bougent. Chacun de ces éléments vit dans un fichier ou un e-mail différent, et aucun ne sait que les autres ont changé. Dans une chaîne intégrée, ils partagent la même donnée de date : ce qui dépend d'elle se recalcule, et les conflits remontent avant d'être validés. Le travail qui reste est un travail de négociation — rappeler le loueur, redemander l'autorisation — au lieu d'un travail d'inventaire.

Tableur, outil de gestion généraliste ou chaîne intégrée

Trois familles d'outils se partagent le travail de régie, et elles ne se départagent pas au nombre de fonctions. Le tableur et le fil d'e-mails coûtent zéro euro, démarrent tout de suite et restent défendables sur un tournage de trois jours ; leur limite est qu'aucune colonne ne sait qu'une scène a changé de journée. Les outils de gestion de projet généralistes organisent bien des tâches et des échéances, mais ignorent ce qu'est un décor, une convocation ou une ligne de devis : il faut leur saisir la totalité de ce qu'on sait déjà ailleurs. Une chaîne intégrée relie le scénario, les journées, les prestataires et l'argent dans la même base — c'est là que la ressaisie disparaît, et c'est le seul avantage qui compte vraiment au bout de trois semaines. Transparence : Soldum édite l'une des solutions décrites ici.

Trois manières de tenir la régie d'un tournage
ApprocheBesoins déduits du dépouillementRecherche de prestatairesOffres comparéesFeuilles de service généréesRelié au devis
Tableur et fil d'e-mailsDe mémoireÀ la main
Outil de gestion de projet généraliste
Logiciel de planning spécialiséSelon l'outil
Soldum (du scénario au devis dans une seule base)

Pensé pour la manière dont on tourne en France

C'est le point où un outil importé coince, et ce n'est pas une affaire de traduction. Une feuille de service française a ses rubriques attendues et son vocabulaire. Les durées du travail, les temps de repos et les conditions de déplacement se lisent dans la convention collective de la production applicable, pas dans un paramétrage générique. Les engagements passent par des contrats d'usage propres à l'intermittence, ce qui fait des jours travaillés une donnée contractuelle et non un simple décompte. Et surtout, ce que la régie dépense devient, chez le directeur de production, des lignes de devis aux catégories attendues par le CNC et les financeurs. Soldum prend ces cadres comme point de départ plutôt que comme un export à retravailler : une journée ajoutée ou un prestataire validé produisent un chiffre lisible par la production, au lieu d'une estimation à reprendre.

Ce qu'un logiciel de régie ne fera pas à votre place

Autant le dire avant d'ouvrir un compte. Il ne négocie pas : il prépare la demande, range les réponses et montre l'écart, mais c'est vous qui décrochez. Il ne connaît ni le gardien qui ouvre la grille à six heures, ni la rue où l'on peut vraiment garer trois camions, ni le traiteur qui tient quand il pleut — ce savoir-là est du métier et le restera. Il ne remplit pas les dossiers d'autorisation à votre place et ne garantit aucun délai d'instruction. Enfin, aucune proposition de l'IA n'est appliquée sans votre validation : la file d'attente montre ce qui serait modifié avant de l'appliquer, et l'historique est horodaté. Ce qu'il supprime, c'est la recopie et le décalage entre documents qu'elle finit toujours par créer. Côté tarif, l'abonnement se facture au compte et non au siège : Studio à 179 € HT/mois couvre les projets illimités avec toute l'équipe invitée, Solo à 49 € HT/mois convient à ceux qui préparent un projet à la fois, et l'engagement annuel retire 25 %. Sept jours d'essai gratuit suffisent à faire le test ci-dessus sur un vrai projet.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un logiciel pour régisseur général ?

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C'est un outil qui relie les besoins de terrain d'un tournage — lieux, transport, locations, hébergement, repas, dépenses — au dépouillement, au plan de travail et au devis dont ils découlent, au lieu de les tenir dans des fichiers séparés. Sa valeur se mesure à ce qui se recalcule quand une journée ou une scène change.

Quelle différence avec un logiciel de directeur de production ?

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Le directeur de production arbitre ce que la production peut payer et défend le devis ; le régisseur général exécute cet arbitrage sur le terrain. Les deux travaillent sur la même base de données dans Soldum, mais pas sur les mêmes écrans : l'un suit les postes et les écarts, l'autre suit les besoins, les prestataires et les journées.

Soldum contacte-t-il les prestataires à ma place ?

+

Non. La recherche propose des prestataires par besoin, par ville et par dates, et les demandes de devis sont préparées à partir du contexte du projet. Vous les relisez et vous les envoyez : rien ne part sans votre validation.

Comment les offres reçues sont-elles comparées ?

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Vous sélectionnez les propositions à comparer et le comparatif les aligne sur les mêmes colonnes : disponibilité aux dates du plan de travail, montant, méthode de devis et statut. Le prestataire retenu met ensuite à jour la ligne de devis correspondante.

Que se passe-t-il quand une journée de tournage se déplace ?

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Le plan de travail se recalcule, les conflits de disponibilité de décors, de comédiens et de matériel sont signalés, et les feuilles de service déjà diffusées repartent en nouvelle version sur le lien que l'équipe a déjà. Les engagements pris auprès des prestataires restent à renégocier par vous — l'outil vous dit lesquels sont concernés.

L'outil génère-t-il les feuilles de service et la liste de contacts ?

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Oui. La feuille de service est produite depuis la journée du plan de travail — scènes, décors, horaires, personnes convoquées — et diffusée par lien personnel avec confirmation de présence et relance ciblée. La liste de contacts s'exporte en Excel et suit les prestataires validés.

Est-ce adapté à un court métrage comme à une série ?

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La chaîne est la même, le volume change. Sur un court métrage, l'essentiel du gain vient des feuilles de service et du suivi des prestataires. Sur un long ou une série, il vient du recalcul : c'est le moment où tenir la régie dans un tableur devient un travail à plein temps.

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Page informative décrivant des familles d'outils plutôt que des produits nommés ; les fonctionnalités des solutions du marché évoluent. Soldum édite l'une des solutions décrites. Les règles de durée du travail, de repos, de déplacement et de contrats d'usage relèvent de la convention collective applicable et du droit du travail, et les conditions d'occupation du domaine public dépendent de chaque commune : vérifiez-les auprès des organismes compétents et de vos conseils avant tout engagement.

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