Le contrat d'intermittent n'est pas un document à rédiger, c'est un engagement à imprimer

Une production de trente personnes, c'est trente contrats à durée déterminée d'usage, trente déclarations préalables à l'embauche, trente envois en signature, trente relances et, à la fin, trente fins de contrat. Chacun porte le même petit bloc d'informations : qui, pour quel poste, sur quelles dates, à quelle rémunération, pour quel employeur. Ce bloc existe déjà — il a été saisi lors de l'engagement, il alimente le devis et il décide du plan de travail. Pourtant, dans la plupart des productions, il est ressaisi une deuxième fois le jour où il faut sortir le contrat.

C'est cette deuxième saisie qui coûte, et pas seulement en heures. Elle introduit l'écart : le salaire corrigé dans le devis et pas dans le contrat, la date de fin repoussée au planning et restée à l'ancienne valeur sur le PDF signé, le poste renommé d'un côté. Un logiciel de contrat d'intermittent ne se juge donc pas à la beauté de son modèle Word, mais à une question unique : le contrat est-il engendré par l'engagement, ou recopié à côté de lui ?

  • Des CDDU techniciens et artistes-interprètes générés depuis l'engagement, pas depuis un modèle à remplir
  • Les modèles de la société, rédigés dans l'éditeur, publiés et versionnés, avec un modèle par défaut par type de contrat
  • Les champs du salarié — numéro de Sécurité sociale, IBAN, adresse — renseignés par lui à la signature, pas par la production
  • Un envoi groupé par département ou par semaine, avec un aperçu qui dit ce qui part et ce qui est écarté, et pourquoi
  • Un parapheur pour contre-signer en une fois tout ce que les salariés ont signé
  • Des relances de signature automatiques, réglées par film : délai, nombre maximal, message
  • Un contrat signé qui ne se régénère plus en silence : il se modifie par avenant
  • La DPAE préremplie depuis la fiche et l'engagement, son accusé de réception conservé avec le contrat
Une main signe au stylo un document administratif posé sur une table
La signature est le geste visible ; le travail réel est en amont, dans les quinze mentions que le contrat doit porter et qui vivent déjà ailleurs.

Ce qu'un contrat d'intermittent doit porter, et d'où chaque mention vient

Le contrat à durée déterminée d'usage est un contrat écrit : il doit dire le motif du recours, l'emploi occupé, la durée ou le terme, la rémunération et la convention collective applicable. Aucune de ces mentions n'est inventée au moment de la rédaction — toutes existent plus tôt, dans un autre document de la production. C'est précisément ce qui rend la ressaisie absurde : elle ne produit pas d'information, elle en duplique, et une duplication finit toujours par diverger. Le tableau ci-dessous est le test à faire passer à n'importe quel outil : pour chaque ligne, demandez-lui d'où il tire la valeur.

Les mentions du contrat et le document qui les porte déjà
Ce que le contrat doit direOù l'information existe avant luiCe qui arrive quand on la ressaisit
Identité, date et lieu de naissance, adresseLa fiche de renseignements remplie par le salariéUne coquille sur un nom, et une DPAE à refaire
Poste et fonctionL'engagement, issu des besoins du dépouillementUn intitulé qui ne correspond plus à la grille appliquée
Dates de début et de finLe plan de travail et la durée d'engagementUn terme dépassé sur le papier alors que la personne travaille encore
Rémunération et base horaireLa grille de salaires du film et la ligne de devis correspondanteUn salaire négocié à la hausse dans le devis, resté au minimum sur le contrat
Employeur, immatriculation, représentantLa société employeuse déclarée sur le filmUn SIRET périmé reproduit sur toute une saison de contrats
Convention collective et annexe applicablesLe paramétrage du filmUn renvoi à un texte qui n'est pas celui appliqué
Numéro de Sécurité sociale et coordonnées bancairesLe salarié lui-même, au moment de signerDes données personnelles qui transitent par e-mail pour être recopiées

Le contrat part de l'engagement, et le modèle appartient à la société

Dans Soldum, le contrat n'est pas un fichier qu'on ouvre : c'est une génération. L'engagement — la personne, le poste, la période, la rémunération, l'employeur — porte déjà tout ce que le texte doit imprimer, et la génération l'y verse. Le texte, lui, est un modèle de la société : on part d'un modèle Soldum de CDDU technicien ou artiste-interprète, on le rédige dans l'éditeur, on le publie, on en fait le modèle par défaut de son type, et tous les films de la société le reprennent. Chaque modèle publié porte sa version, imprimée au pied du contrat : deux ans plus tard, on sait quelle rédaction a été signée. Un champ qui n'existe pas est refusé à l'enregistrement plutôt qu'imprimé en blanc — c'est le genre de coquille qu'on ne découvre autrement qu'une fois le PDF signé.

Les informations du salarié, c'est le salarié qui les donne

Le numéro de Sécurité sociale, l'IBAN et l'adresse sont les trois champs qui font le plus circuler de pièces jointes dans une production, et ce sont ceux dont la production n'a pas besoin avant la signature. Dans Soldum, ils sont laissés en blanc sur le contrat généré et renseignés par le salarié dans sa fiche de renseignements, à laquelle il donne accès au film ; ils apparaissent sur le contrat signé. Quand le numéro est en cours d'immatriculation, le cas est prévu et dit tel quel, au lieu de bloquer l'embauche. Le salarié retrouve ensuite ses documents dans son coffre-fort, ce qui supprime la demande la plus fréquente de l'après-tournage : « peux-tu me renvoyer mon contrat ? »

Envoyer trente contrats en une fois sans en envoyer un seul faux

L'envoi groupé est la fonction qu'on attend d'un outil de contrats, et c'est aussi celle qui fait le plus de dégâts quand elle est naïve : envoyer en masse, c'est propager en masse. Dans Soldum, l'envoi se filtre par département ou par semaine de début, et un aperçu passe avant lui : il dit ce qui part et ce qui est écarté, avec la raison. Contrat jamais généré, contrat devenu obsolète parce que l'engagement a changé depuis, champ resté à compléter, modèle non publié, adresse e-mail manquante — chaque motif est nommé, devant les noms concernés. Un envoi groupé ne passe jamais outre un champ vide : on le complète, ou l'on envoie ce contrat-là seul, en l'assumant. C'est la différence entre un publipostage et un circuit d'engagement.

Contre-signer, relancer, et savoir à tout moment qui n'a pas signé

La signature du salarié n'est que la moitié du chemin : tant que la production n'a pas contre-signé, le contrat n'est pas conclu. C'est l'étape qui traîne, parce qu'elle est le fait d'une seule personne, souvent la plus occupée. Le parapheur règle le volume : toutes les pièces signées qui attendent la production — contrats et avenants — se contre-signent en une fois, nom, fonction et paraphe saisis une seule fois pour le lot, chaque pièce traitée pour son compte, de sorte qu'un refus sur l'une n'arrête pas les autres. Côté salariés, les relances sont réglées par film : au bout de combien de jours, combien de fois au maximum, avec quel mot. Un lien neuf part au signataire plutôt qu'une pièce jointe de plus. Et la liste de contrôle répond en un écran à la seule question qui compte la veille du premier jour : qui n'a pas signé.

Une équipe de tournage prépare une prise en intérieur, clap et perche en main
Chaque personne visible sur ce plateau a signé un contrat avant d'y être, et chaque jour travaillé y renvoie : c'est la même donnée que le planning et le devis.

Un contrat signé ne se modifie plus : il s'amende

C'est le point où les outils improvisés cèdent. Une date de fin repoussée de deux jours, un salaire réévalué, un poste qui change : dans un traitement de texte, on rouvre le fichier, on corrige, on réimprime — et deux versions du même contrat circulent, dont une signée. Dans Soldum, un contrat signé fait foi : toute modification d'un champ contractuel exige un avenant, qui suit le même circuit que le contrat, signature et contre-signature comprises, et porte son numéro. Les corrections purement administratives — l'adresse de l'employeur, le nom du représentant, la ville de signature — restent possibles sans avenant, parce qu'exiger une signature pour elles ferait apprendre à tout le monde à contourner la règle. Tant que le contrat n'est pas signé, en revanche, le régénérer remplace la version précédente et coupe le lien de signature resté ouvert : il ne peut pas exister deux liens valides pour la même personne.

Ce que le contrat déclenche autour de lui

Un contrat d'intermittent n'est jamais seul. En amont, la déclaration préalable à l'embauche doit partir avant le premier jour ; dans Soldum, elle est préremplie depuis la société employeuse, la fiche du salarié et l'engagement, puis déposée sur le site de l'Urssaf, et son accusé de réception se conserve avec le contrat aussi longtemps que lui. Pendant, les entrées et sorties du personnel se lisent au même endroit. En aval, la fin de contrat ouvre son propre dossier : le certificat d'emploi pour Congés Spectacles, la préparation de l'attestation employeur mensuelle, les codes de la déclaration sociale nominative. Aucune de ces pièces ne demande une saisie nouvelle — toutes relisent le contrat. C'est la raison pour laquelle un outil de contrats détaché de la paie et du planning finit toujours par redevenir un dossier de fichiers.

Traitement de texte, outil RH généraliste ou chaîne de production

Trois familles d'outils se disputent ce travail, et elles ne se départagent pas au nombre de fonctions — toutes savent produire un PDF et récolter une signature. Elles se départagent sur ce qui se passe quand l'engagement change. Le traitement de texte et le classeur partagé coûtent zéro euro et restent tenables sur un court métrage de cinq personnes ; leur limite est qu'aucun fichier ne sait qu'une date de fin a bougé. Un outil RH généraliste ou une plateforme de signature électronique gère bien le circuit et la preuve, mais ignore ce qu'est une grille conventionnelle, un cachet ou une annexe : il faut lui saisir la totalité de ce qu'on sait déjà ailleurs, et il ne vous dira jamais qu'un salaire passe sous un minimum. Une chaîne de production relie le dépouillement, le planning, l'engagement, le contrat et la paie dans la même base. Transparence : Soldum édite l'une des solutions décrites ici.

Trois manières de sortir les contrats d'une production
ApprocheContrat engendré par l'engagementModèles de société versionnésEnvoi groupé avec aperçu des écartsContre-signature en lotAvenant sur contrat signéRelié au planning et à la paie
Traitement de texte et classeur partagéUn fichier par filmÀ la main
Plateforme de signature électronique seuleSans motif d'écartSelon l'outil
Outil RH généralisteSelon l'outilSelon l'outilSelon l'outil
Soldum (du scénario à la paie dans une seule base)

Pensé pour l'intermittence française, pas traduit depuis un autre marché

C'est le point où un outil importé coince, et ce n'est pas une affaire de langue. Le contrat d'usage suppose un motif de recours propre au secteur et une convention collective applicable, avec ses annexes et ses minima : un salaire saisi sous le plancher doit se voir au moment de l'engagement, pas au contrôle. Les régimes d'embauche particuliers — un mineur, un ressortissant hors Union européenne — appellent des pièces, des autorisations qui expirent et des mentions supplémentaires au contrat, et c'est exactement le genre de détail qu'un paramétrage générique laisse passer. La sortie du contrat n'est pas non plus un simple solde de tout compte : elle alimente Congés Spectacles et l'attestation employeur mensuelle. Soldum prend ces cadres comme point de départ ; il n'y a donc pas d'étape d'adaptation entre ce que l'outil produit et ce que votre expert-comptable attend.

Ce qu'un logiciel de contrat ne fera pas à votre place

Autant le dire avant d'ouvrir un compte. Il ne vous dira pas si le recours au contrat d'usage est justifié pour le poste que vous embauchez : c'est une question de droit, elle se tranche avec votre conseil, et aucun logiciel ne porte cette responsabilité à votre place. Il ne négocie pas les salaires, il montre seulement l'écart avec le minimum applicable. Il ne dépose pas la déclaration préalable à l'embauche sur le site de l'Urssaf — il la prérenseigne et conserve son accusé. Il ne remplace pas votre prestataire de paie ni votre expert-comptable : il leur transmet des données tenues. Enfin, aucune proposition de l'IA n'est appliquée sans votre validation : la file d'attente montre ce qui serait modifié avant de l'appliquer, et l'historique est horodaté. Le tarif n'est pas affiché : il se fixe lors d'un appel de 20 minutes avec l'équipe Soldum, selon votre structure et vos projets. Quatorze jours d'essai gratuit, sans carte bancaire, suffisent à sortir une vraie série de contrats et à juger.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un logiciel de contrat d'intermittent ?

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C'est un outil qui produit les contrats à durée déterminée d'usage des techniciens et des artistes-interprètes à partir des engagements déjà saisis sur le film — personne, poste, période, rémunération, employeur —, puis les envoie en signature, les fait contre-signer et en suit les avenants. Il se distingue d'un modèle de contrat par le fait qu'il ne demande aucune ressaisie.

Peut-on utiliser ses propres modèles de contrat ?

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Oui. La société part d'un modèle Soldum ou de l'un des siens, le rédige dans l'éditeur, le publie et en fait son modèle par défaut pour un type de contrat ; tous ses films le reprennent. Chaque modèle publié porte une version imprimée au pied du contrat, de sorte qu'on sait toujours quelle rédaction a été signée.

Que se passe-t-il si l'engagement change après la signature ?

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Le contrat signé fait foi et n'est jamais régénéré en silence : un champ contractuel ne se modifie que par avenant, qui suit le même circuit de signature et de contre-signature et porte son numéro. Les corrections purement administratives, comme l'adresse de l'employeur ou la ville de signature, se font sans avenant.

Les contrats partent-ils en signature électronique ?

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Oui, par un lien personnel envoyé au signataire, contrat par contrat ou en envoi groupé par département ou par semaine. Le document signé est accompagné d'un certificat de preuve et reste accessible au salarié dans son coffre-fort.

La DPAE est-elle gérée ?

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Elle est préremplie à partir de la société employeuse, de la fiche de renseignements du salarié et de l'engagement, dans l'ordre du formulaire. La déclaration se dépose sur le site de l'Urssaf, puis son accusé de réception se range avec le contrat et se conserve aussi longtemps que lui.

Est-ce que cela remplace un logiciel de paie ?

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Non, et ce n'est pas le même métier. Soldum tient les engagements, les contrats, les heures et les éléments variables, et les transmet au prestataire de paie dans son format. Les bulletins, les déclarations sociales et le conseil restent du ressort de votre prestataire et de votre expert-comptable.

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Page informative décrivant des familles d'outils plutôt que des produits nommés ; les fonctionnalités des solutions du marché évoluent. Soldum édite l'une des solutions décrites. Elle ne constitue pas un conseil juridique : les conditions de recours au contrat à durée déterminée d'usage, les mentions obligatoires, les minima conventionnels et les obligations déclaratives relèvent du code du travail et de la convention collective applicable, et évoluent. Vérifiez-les auprès des organismes compétents et de vos conseils avant tout engagement.

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