Le logiciel de casting film qui commence par lire le scénario

Un casting ne commence pas quand on ouvre un fichier de comédiens : il commence quand on sait exactement quels rôles le film contient, combien de journées chacun représente et à quelles dates ces journées tombent. Ces trois réponses sont dans le scénario et dans le plan de travail — presque jamais dans le logiciel de casting, qui démarre en général à la liste de noms et demande qu'on lui ressaisisse tout le reste.

C'est le décalage que Soldum supprime. Les rôles sont extraits du dépouillement, dédoublonnés et distingués de la figuration ; les jours de chaque personnage sont comptés une seule fois, pour la fiche du rôle comme pour le DOOD ; les fenêtres de disponibilité entrent dans le calcul du plan de travail ; et le cachet négocié rejoint le poste Interprétation du devis sans passer par un tableur intermédiaire.

  • Rôles extraits du scénario, dédoublonnés, avec figuration et silhouettes séparées des rôles parlants
  • Critères de casting pré-remplis depuis le scénario : âge, genre, compétences, langues
  • Jours travaillés et jours immobilisés (code H du DOOD) comptés sur la même règle que le planning
  • Fenêtres de disponibilité prises comme contraintes du plan de travail, conflits signalés
  • Statut de chaque rôle, de la recherche à la validation, et cachets repris dans le devis
Une comédienne joue une scène devant une caméra pendant un essai
Un essai ne se juge qu'une fois : ce qui coûte du temps, c'est tout ce qui l'entoure — la liste des rôles, les dates, les jours et les cachets.

Le vrai travail d'un logiciel de casting n'est pas de stocker des comédiens

Une base de comédiens, tout le monde en a une : un dossier de photos, un tableur, la mémoire du directeur de casting. Ce qui manque est ailleurs. Combien de rôles le film compte-t-il vraiment, une fois les doublons d'écriture fusionnés et la figuration mise à part ? Combien de journées chaque rôle représente-t-il, et sur quelle amplitude ? Que devient cette liste quand une séquence est coupée au montage du scénario, ou quand deux journées de tournage changent de semaine ? Un logiciel de casting utile est celui qui répond à ces questions sans qu'on les lui saisisse — parce que les réponses existent déjà, ailleurs dans la préparation.

D'où vient chaque information d'une fiche de rôle dans Soldum
InformationOrigineCe qu'elle conditionne
Liste des rôles et de la figurationDépouillement du scénarioLe périmètre réel du casting
Nombre de scènes du personnageDépouillement du scénarioLe poids du rôle et son type
Âge, genre, compétences, languesPré-remplis depuis le scénario, complétés à la mainLes critères de recherche
Jours travaillés et jours immobilisésPlan de travail (DOOD)Le cachet et la durée d'engagement
Fenêtre de disponibilité du comédienSaisie sur le rôleLes alertes de conflit sur le planning
Cachet estimé puis négociéSaisi sur la ficheLe poste Interprétation du devis

Les rôles se déduisent du scénario — et se dédoublonnent

Une liste de personnages tirée d'un scénario brut est toujours fausse au premier passage, et toujours de la même façon. Un même rôle s'écrit de trois manières selon les pages — casse flottante, accent oublié, article ajouté — et se retrouve compté deux fois, donc facturé deux fois. À l'inverse, des rôles parlants désignés par un article, « LE SERVEUR », « LA MÈRE », disparaissent des filtres trop stricts. Et la figuration remonte en rôle principal dès qu'un collectif prend la parole. Dans Soldum, cette canonicalisation est faite avant que vous ne voyiez la liste : les graphies d'un même personnage sont fusionnées sous un nom unique, les rôles parlants sont distingués des silhouettes et de la figuration, et les fusions que vous décidez à la main sont mémorisées pour qu'un nouveau dépouillement ne les défasse pas.

Compter les jours d'un rôle : la fiche et le DOOD doivent dire le même chiffre

C'est l'erreur la plus coûteuse, parce qu'elle est silencieuse. Le nombre de jours d'un rôle sert au cachet, au contrat, aux convocations et au devis : s'il est calculé deux fois selon deux règles de regroupement, la fiche du rôle et le DOOD finissent par annoncer des chiffres différents et personne ne sait lequel a servi à négocier. Dans Soldum, les deux vues lisent le même calcul. Elles distinguent aussi deux notions qu'on confond souvent : les jours travaillés, et les jours immobilisés — le code H du DOOD, ces journées comprises entre le premier et le dernier jour de travail où le comédien ne tourne pas mais reste retenu. Beaucoup de contrats les paient ; aucun plan de travail ne les compte comme des jours de tournage.

Chercher, présélectionner, valider : chaque rôle porte son statut

Un casting est un pipeline, pas une liste : un rôle est identifié, puis cherché, puis des comédiens sont contactés, puis on négocie, puis c'est validé. Dans Soldum, ce statut vit sur le rôle lui-même, et les candidats proposés pour ce rôle portent le leur — suggéré, présélectionné, écarté, retenu. Les profils entrent de trois façons : saisis, importés depuis un fichier d'agence, ou proposés par la recherche assistée par IA, qui va chercher des profils publics et les classe selon les critères du rôle. Une suggestion n'est retenue que si sa source est réellement citée par la recherche : sans cette contrainte, un moteur qui ne trouve rien se rabat sur la base locale et propose une comédienne de soixante-dix-huit ans pour un rôle de lycéenne. À trois semaines du tournage, la question utile n'est pas qui figure dans la base, mais quels rôles ne sont pas encore validés.

Les disponibilités ne sont pas une note dans un coin, ce sont des contraintes

Quand une comédienne n'est disponible que deux semaines en mars, ce n'est pas une information de casting : c'est une contrainte de plan de travail, exactement de même nature qu'une autorisation de tournage limitée à trois jours. Dans Soldum, la fenêtre de disponibilité posée sur un rôle entre dans le calcul du planning : toutes les scènes du personnage doivent tomber dans cette fenêtre, et les journées qui n'y tiennent pas sont signalées. L'outil n'arbitre pas à votre place — c'est la production qui décide de déplacer une séquence, de renégocier des dates ou de changer de comédien. Ce qu'il change, c'est le moment où le conflit apparaît : pendant la préparation, quand il coûte un appel téléphonique, et non la veille du tournage.

Deux comédiens jouent une scène devant une équipe assise qui prend des notes
Les essais tranchent l'interprétation ; le planning, lui, tranche les dates — et les deux décisions doivent tenir dans le même document.

Un rôle d'enfant n'est pas un rôle comme un autre

Employer un mineur sur un tournage déclenche des obligations qui dépassent largement le casting : autorisation individuelle délivrée par la commission compétente, amplitude horaire limitée selon l'âge, présence d'un représentant légal, consignation d'une part de la rémunération à la Caisse des dépôts jusqu'à la majorité. Le défaut classique n'est pas de les ignorer — le directeur de casting les connaît — mais de les laisser dans sa tête, alors qu'elles doivent voyager jusqu'au plan de travail, à la feuille de service et au contrat. Dans Soldum, l'âge lu dans le scénario fait foi pour le statut de mineur, il est porté par la fiche du rôle et suit le personnage dans le reste de la préparation. Soldum ne se substitue pas à votre conseil sur les autorisations à obtenir : il fait en sorte que l'information ne se perde pas entre deux documents.

Le cachet négocié doit atterrir dans le devis, pas dans un tableur parallèle

Un casting se termine par des chiffres, et ces chiffres sont ceux du devis. Chaque rôle porte un cachet estimé au moment du chiffrage prévisionnel, puis un cachet réel une fois la négociation close ; le nombre de jours vient du planning ; le poste Interprétation en découle, charges comprises. La conséquence est très concrète en réunion de production : quand une journée de tournage se déplace et fait passer un rôle de neuf à dix jours, la ligne bouge d'elle-même. Tenue dans un tableur séparé, la même modification suppose de savoir qu'elle a eu lieu — et c'est précisément ce qu'on ignore quand le planning bouge trois fois par semaine.

Tableur, base de comédiens ou chaîne intégrée : comment trancher

Trois familles d'outils se disputent le casting d'un film, et elles ne se distinguent pas par le nombre de champs d'une fiche : toutes savent stocker une photo, un âge et un numéro d'agent. Elles se distinguent par ce qu'elles font du reste de la préparation. Le tableur partagé est gratuit et immédiat, mais aucune de ses colonnes ne sait qu'une séquence a été coupée ni qu'une journée s'est déplacée. Une base de comédiens ou une plateforme d'annonces sert à trouver des profils, ce qu'un dépouillement ne fait pas — mais elle ignore les scènes, les dates et le devis. Une chaîne intégrée relie la liste des rôles, les jours, les disponibilités et l'argent. Transparence : Soldum édite l'une des solutions décrites ici.

Trois façons de mener le casting d'un film
MéthodeRôles déduits du scénarioJours alignés sur le DOODConflits de dates signalésCachets repris dans le devis
Tableur partagé et dossier de photos
Base de comédiens ou plateforme d'annonces
Outil de production sans devis intégréSelon l'outilSelon l'outil
Soldum (dépouillement, casting, planning et devis liés)

Ce qu'un logiciel de casting ne fera pas à votre place

Il vaut mieux le savoir avant d'ouvrir un compte. Aucun logiciel ne dirige un casting : juger un essai, sentir un duo, convaincre un agent restent le métier du directeur de casting, et Soldum n'a aucune intention de s'y substituer. Il n'organise pas les séances d'essai à votre place et n'est pas une plateforme d'annonces ouverte aux comédiens. Il ne négocie pas les cachets et ne remplace pas un cabinet de paie : il calcule ce que l'interprétation coûte, pas ce qu'il faut déclarer. Il ne dit pas non plus ce qui est légal — sur l'emploi d'un mineur comme sur la forme d'un contrat, votre conseil sait mieux qu'un outil. Et rien n'est modifié dans le projet sans votre accord : les propositions de l'IA passent par une file de validation, avec leurs impacts affichés avant application. Ce que le logiciel supprime, c'est la ressaisie et le désaccord entre documents. Le reste est du métier.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un logiciel de casting film ?

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C'est un outil qui suit les rôles d'un film et les comédiens pressentis pour les tenir : critères de recherche, candidats, statut de chaque rôle, disponibilités et cachets. Ce qui le distingue d'un simple annuaire, c'est sa liaison au dépouillement, au plan de travail et au devis — elle lui permet de recalculer quand le scénario ou les dates changent.

D'où vient la liste des rôles dans Soldum ?

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Du dépouillement du scénario. Les personnages sont extraits, les graphies d'un même rôle fusionnées sous un nom unique, et la figuration distinguée des rôles parlants. Vous complétez ensuite chaque fiche avec les critères de casting, le comédien retenu et sa rémunération.

Comment sont comptés les jours de tournage d'un rôle ?

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Par le plan de travail, avec la même règle que le DOOD : la fiche du rôle et le DOOD lisent le même calcul, ce qui leur interdit d'annoncer deux chiffres différents. Les jours immobilisés (code H) sont comptés à part des jours travaillés, parce que beaucoup de contrats les paient sans qu'ils soient des jours de tournage.

Soldum propose-t-il des comédiens ?

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Une recherche assistée par IA peut proposer des profils publics classés selon les critères du rôle, et vous pouvez importer un fichier d'agence. Une suggestion n'est retenue que si sa source est réellement citée par la recherche. Soldum n'est pas une plateforme d'annonces et ne remplace pas un directeur de casting.

Que se passe-t-il si un comédien change ses dates ?

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Vous mettez à jour sa fenêtre de disponibilité sur le rôle : le plan de travail se recalcule, les journées qui ne tiennent plus dans la fenêtre sont signalées, et les feuilles de service concernées repartent en nouvelle version sur le lien déjà envoyé.

Les cachets apparaissent-ils dans le devis ?

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Oui. Chaque rôle porte un cachet estimé puis réel, et le nombre de jours vient du planning : le poste Interprétation du devis en découle et se recalcule à chaque modification, y compris quand c'est le plan de travail qui bouge.

Les rôles d'enfants sont-ils traités à part ?

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L'âge lu dans le scénario fait foi pour le statut de mineur et voyage avec le rôle jusqu'au plan de travail, à la feuille de service et au contrat. Les obligations applicables — autorisation, amplitude horaire, consignation d'une part du cachet — restent à vérifier auprès des organismes compétents.

À lire aussi

Page informative décrivant des familles d'outils plutôt que des produits nommés ; les fonctionnalités des solutions du marché évoluent. Soldum édite l'une des solutions décrites. Les règles applicables à l'emploi des artistes-interprètes, et notamment des mineurs, évoluent : vérifiez-les auprès des organismes compétents avant tout engagement.

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